cadre de l'Initiative régionale des Grands Lacs, dans la capitale
commerciale de la Tanzanie, Dar es Salaam. Cette rencontre s'efforcera de parvenir à la paix au Burundi, un pays toujours déchiré par la guerre.
Les présidents du Burundi, de la République démocratique du Congo, de la Tanzanie, de l'Ouganda et de l'Afrique du Sud se joindront pour l'occasion au médiateur en chef de l'Initiative et ancien président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, aux ministres des Affaires étrangères, ainsi qu'à des représentants des Nations Unies et de l'Union africaine. Ils évalueront
ensemble le processus de paix au Burundi et décideront des mesures qui
pourront mettre un terme à neuf ans de guerre, ont déclaré à IRIN des
observateurs de la question burundaise.
Après des rencontres préliminaires tenues dimanche, le président des
pourparlers de cessez-le-feu et vice-président de l'Afrique du Sud, Jacob
Zuma, doit faire rapport au sommet sur la négociation en cours d'un
cessez-le-feu, entre le Gouvernement de transition burundais et les groupes et factions rebelles, ont indiqué les médiateurs.
Toutefois, en raison de l'absence de résultats tangibles lors des récents
pourparlers de paix, des personnes proches de ces négociations ont informé IRIN que la rencontre de lundi porterait essentiellement sur les meilleurs moyens de traiter avec les groupes armés n'ayant pas encore signé d'accord de cessez-le-feu. La rencontre devrait donner lieu à des appels pour que les rebelles soient punis. Parmi les diverses factions rebelles, seul le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la
démocratie (CNDD-FDD), de Jean-Bosco Ndayikengurukiye, a déjà signé un
accord avec le Gouvernement.
"Il y a beaucoup de pressions provenant de diverses personnes qui
recommandent avec insistance que des sanctions soient imposées lundi", a
déclaré à IRIN Jan van Eck, un analyste du conflit burundais. "Toutefois, la
plupart des gens demeurent également sceptiques sur les moyens à prendre
pour rendre efficaces des sanctions qui seraient mises en œuvre contre les rebelles".
Rappelant l'exemple de l'embargo imposé contre le Burundi de 1996 à 1998, il explique que la logistique des sanctions est difficile à contrôler, puisque certains pays se révèlent incapables de les imposer, tandis que d'autres peuvent avoir intérêt à ne pas les appliquer. Des diplomates présents à Dar es Salaam ont confié qu'à la suite des récentes allégations du Gouvernement
burundais, accusant la Tanzanie de soutenir les rebelles, une grande
incertitude règne à l'égard des parties susceptibles d'être touchées par des sanctions, de même que sur les formes que celles-ci pourraient prendre.
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