Des sources dans la capitale Yamoussoukro ont indiqué à IRIN que la signature risquait d'être reportée à une date ultérieure. L'accord était supposé être signé à 16h TU mais, à 18h, aucune délégation ne s'était présentée pour le signer, ont précisé les sources.
Le gouvernement est réticent devant certaines dispositions contenues dans l'accord proposé, comme la suggestion d'une force d'interposition dans le pays, ont déclaré des sources humanitaires à IRIN. De leur côté, les mutins ont le sentiment que l'accord proposé ne leur octroie pas le statut qu'ils méritent.
La BBC a rapporté que le projet de texte stipule que les mutins doivent rendre leurs armes et que l'autorité du gouvernement doit être rétablie dans toutes les régions du pays, mais ne précise pas s'il s'agit de l'autorité civile ou militaire.
Les mutins ne voient pas d'un bon oeil le fait que les forces loyalistes envoient des troupes de Yamoussoukro à Bouaké, afin d'y renforcer leurs positions, voire d'attaquer la ville qui est aux mains des rebelles depuis leur soulèvement le 19 septembre dernier.
Le "cessez-le-feu" est intervenu un jour après que des ministres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) aient rencontré six représentants des rebelles à Bouaké, une ville du centre du pays tenue par les rebelles, et les aient persuadés d'accepter une trêve.
La CEDEAO a chargé le Ghana, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Togo de former un groupe de contact (médiation), avec l'Afrique du Sud, qui assure actuellement la présidence de l'Union africaine.
Mercredi, le ministère français des Relations extérieures a réitéré que sa présence en Côte d'Ivoire visait à assurer la protection de ses citoyens, à maintenir l'unité et la souveraineté du pays, à préserver la stabilité régionale et à soutenir les efforts de médiation africaine.
"Dans ce contexte, je rappelle que la mission des forces françaises demeure la sécurité de nos ressortissants et des autres étrangers. La France appuie la médiation que la CEDEAO a entamé et tous les efforts de dialogue », a déclaré un porte-parole.
"Si l'équipe de médiation conclue qu'une mission de maintien de la paix de l'ECOMOG est nécessaire, la France contribuera avec un appui logistique ».
Par ailleurs, le gouverneur du District d'Abidjan a annoncé vendredi un grand rassemblement de « tous les patriotes », notamment des femmes, des hommes, des jeunes, des chefs de village et des dignitaires du District d'Abidjan, qui se déroulera dans le centre ville.
Alors que les organisations humanitaires tentent d'accéder aux régions déclarées 'zones de guerre' pour évaluer les besoins des déplacés, des informations du ministère de la solidarité, de la santé et de la sécurité sociale ont fait état d'un huitième jour de suspension des incendies des bidonvilles.
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