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Bangui dément que des troupes libyennes basées en Centrafrique aient attaqué le Tchad

Les autorités de la République centrafricaine (RCA) ont officiellement démenti qu'une attaque ait été lancée contre le Tchad par des troupes libyennes qui sont postées en RCA depuis l'échec d'une tentative de coup d'État dirigée par l'ancien président, André Kolingba, le 28 mai 2001.

"La Présidence de la République exige des autorités tchadiennes qu'elles fournissent les preuves du stationnement des troupes libyennes dans la ville de Bouar et des préparatifs de la prétendue attaque du Tchad à partir de cette localité", a déclaré Prosper Ndouba, porte-parole de la Présidence de la RCA, dans un communiqué lu lundi sur les ondes de Radio Centrafrique, une station appartenant au Gouvernement.

Cette déclaration est venue après que le président tchadien, Idriss Deby, ait affirmé à l'Agence France Presse que l'ambassadeur de Libye dans la capitale tchadienne, N'djamena, lui ait confié que la Libye se préparait à rapatrier ses troupes cantonnées en Centrafrique.

"L'ambassadeur de la Grande Jamahiriya arabe libyenne accrédité auprès de la République du Tchad n'a pas juridiction sur la République centrafricaine", a ajouté M. Ndouba, en précisant que les relations entre la Libye et la RCA demeuraient excellentes.

Les rapports entre la RCA et le Tchad sont devenus plus tendus depuis que le général François Bozize, ancien chef d'état-major de l'armée de la RCA, s'est enfui avec ses partisans au Tchad, en novembre 2001, après avoir amorcé une résistance armée à Bangui.

La présence du colonel Abdoulaye Miskine - que le Gouvernement tchadien soupçonne d'être un ancien chef rebelle tchadien protégé par le Gouvernement centrafricain, en tant que soldat maintenant appelé "Martin Koumta-Madji" - a contribué à l'escalade de l'animosité entre les deux pays.

Des affrontements sont survenus à plusieurs reprises dans les localités frontalières de Kabo, Batangafo et Moyenne Sido en RCA, de même qu'à Sido et Tissi au Tchad.

Les derniers affrontements sont survenus alors que l'on attend la parution d'un rapport sur d'autres combats récents, préparé conjointement par la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (CEMAC), l'Union africaine et une mission d'enquête de l'ONU dirigée par le président du Gabon, Omar Bongo.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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