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Le Rwanda commence à retirer ses troupes du Nord-Kivu

Le Rwanda a commencé vendredi à retirer ses troupes de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Radio Okapi rapporte que 667 soldats cantonnés à Masisi se sont retirés vendredi à bord de douze camions. Le convoi est passé par Goma, où il a été examiné par la Mission de l'ONU en RDC, la MONUC.

Le repli des troupes rwandaises pourrait être achevé au plus tard vers la fin de la semaine prochaine, a commenté, sur les ondes de Radio Okapi, James Kabarebe, chef d'état-major de l'Armée patriotique rwandaise. Il a demandé aux Congolais de se préparer à se protéger eux-mêmes. En outre, il a annoncé le commencement, le 1er octobre, du retrait de ses troupes du Sud-Kivu.

Durant ce temps, l'Unité de renseignements de la revue The Economist prévenait que des signes annonçaient une "rupture potentiellement terrible" dans la région résultant de la retraite rwandaise. Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), groupe rebelle soutenu par le Rwanda et qui gouverne une grande partie de l'est de la RDC, paraît soudain plus faible et vulnérable aux règlements de comptes, signale l'Unité, dans le sillage des attaques déclenchées la semaine dernière par les milices Mayi-Mayi à Kindu.

"Les combats opposant les Mayi-Mayi et le RCD représentent précisément le type de situations sur lesquelles le président [Paul Kagame] a prévenu les Nations Unies", a déclaré le directeur de l'information sur le Rwanda au sein de ce groupe de réflexion, Nicholas Shailta, selon ce qui a été rapporté de ses propos.

En l'absence de tout désir de la part de la communauté internationale de maintenir la paix dans la région, de même que des perspectives d'anarchie, les observateurs préviennent que le Rwanda pourrait bientôt retourner la situation à son avantage. "Le retrait des troupes rwandaises pourrait avoir comme effet de laisser la zone en plein chaos. Le Rwanda pourrait alors se tourner vers la communauté internationale et lui dire 'nous vous avions avertis'," indique Richard Cornwell, un analyste à l'Institute of Security Studies de Pretoria, cité par l'Unité de renseignements de l'Economist. "Il [le Rwanda] acquerrait alors davantage d'autorité morale".

D'autres rappellent que durant toute l'occupation rwandaise de l'est de la RDC, les hostilités sont demeurées très largement répandues.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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