Ils ont néanmoins signalé qu'il avait été demandé à des habitants de quitter le voisinage des lieux de sécurité, pour leur propre sûreté.
Des responsables près du ministère des Affaires étrangères ont déclaré jeudi à IRIN que la destruction des biens qui se serait produite n'était pas délibérée. Elle a résulté des opérations de sécurité pour rechercher des mutins présumés qui se seraient cachés parmi la population civile.
D'après les officiels, il n'y a eu aucun mouvement de réfugiés dans la Zone d'Accueil des réfugiés (ZAR), où la Côte d'Ivoire héberge quelque 110 000 réfugiés du Liberia et de la Sierra Leone. Ils ont souligné que la Côte d'Ivoire respectait les conventions internationales relatives aux réfugiés et qu'elle ne molestait aucune personne vivant dans le pays.
"Les forces de sécurité recherchaient des suspects qui seraient impliqués dans le coup d'état. Mais il n'y a eu aucune action délibérée à l'encontre de personnes innocentes, qu'elles soient étrangères ou ivoiriennes », ont affirmé les officiels.
Des agents humanitaires ont déclaré à IRIN dimanche que 5 000 personnes au moins ont été déplacées et des centaines de logements ont été brûlés dans les faubourgs d'Abidjan, durant "les représailles" au lendemain de la tentative de coup d'état de jeudi dernier.
Selon ces sources, les déplacés incluent un certain nombre d'Ivoiriens et d'immigrés.
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