Dans un communiqué, Vital Kamerhe, le Commissaire général du gouvernement
chargé du processus de paix, a visé particulièrement, en les nommant, les
Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), précisant que ses
dirigeants sont priés de quitter le pays dans les 72 heures.
Cette mesure a été prise dans le cadre de l'accord de Pretoria, signé le 30 juillet dernier par les présidents Paul Kagamé du Rwanda et Joseph Kabila de la RDC. Cet accord exige de ce dernier le désarmement et le rapatriement des groupes armés rwandais en échange du retrait rwandais du territoire congolais.
"Ce groupe [FDLR] fait partie des facteurs qui perturbent le désarmement des groupes armés", a expliqué M. Kamerhe à IRIN.
Autant le président des FDLR, Ignace Ruanasaka, que leur vice-président,
Christophe Hakizabera, résideraient toujours dans la capitale de la RDC,
Kinshasa.
Les FDLR disent constituer un groupe politique et militaire - opposé au
régime actuellement en place au Rwanda - basé en Autriche. Toutefois, leurs dirigeants ont toujours cherché à dissocier leur mouvement des milices interahamwe et des anciennes forces armées rwandaises (ex-FAR), responsables du génocide de 1994.
Le groupe a été fondé en 2001 par des réfugiés Hutu rwandais qui avaient fui l'avancée des troupes rwandaises en RDC. Les FDLR ont par ailleurs combattu aux côtés des forces gouvernementales de la RDC durant les quatre années de la guerre les opposant au Rwanda et à l'Ouganda.
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