Ivana Unluova a révélé que de nouveaux arrivants en Tanzanie avaient informé le HCR que l'armée "empêchait énergiquement" les civils de traverser la frontière, surtout dans le Kibuye, au centre du Burundi, d'où un grand nombre de personnes tentaient de s'enfuir. "Par conséquent, ces gens doivent
camper dans les buissons en attendant une occasion pour traverser",
signale-t-elle.
Certains réfugiés provenant de Gitéga, où le massacre de plus de 170 civils (chiffre fourni par le Gouvernement) est survenu le 9 septembre. Bien que les réfugiés aient affirmé avoir fui en raison des attaques de l'armée, nous ne savons pas encore si ces nouveaux arrivants ont été témoins des tueries,
d'ajouter Mme Unluova.
Les camps de réfugiés de Kibondo, dans l'ouest de la Tanzanie, ont accueilli 997 réfugiés depuis le début du mois. Même si ce chiffre est bien plus élevé que ceux des mois précédents, le HCR ne juge pas la situation "dramatique", confie Mme Unluova. Dans le passé, le nombre d'arrivants a parfois atteint 3
500 réfugiés par mois. En outre, davantage de réfugiés sont actuellement rapatriés au Burundi que ceux qui parviennent en Tanzanie, dit-elle.
Les agences humanitaires préviennent néanmoins que si le taux des arrivants se maintient à 150 par jour, ce nouvel afflux de réfugiés atteindra des "nombres considérables".
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