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Le Gouvernement enquête sur le massacre de 183 personnes

Une commission a été mise en place par le Gouvernement du Burundi pour enquêter sur le massacre de 183 personnes par des inconnus armés, le 9 septembre dans la commune d'Itaba, dans la province de Gitega, au centre du pays.

Après avoir appris l'existence du massacre, le Gouvernement a décidé de créer une commission d'enquête composée de membres de l'armée et de fonctionnaires de la province de Gitega, a déclaré jeudi à IRIN un porte-parole du Gouvernement, Albert Mbonerane.

Il a ajouté que la commission devrait soumettre jeudi son rapport préliminaire. Les fonctions de la commission consistent à faire la lumière sur les questions suivantes: quand exactement est survenu le massacre, comment a-t-il été mis à exécution et qui en étaient les victimes.

Par ailleurs, le secrétaire exécutif du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), Jean de Dieu Mutabazi, a demandé, sur les ondes de la radio privée Bonesha, la tenue d'une enquête indépendante à laquelle participeraient des organisations locales et internationales des droits de l'homme et ce afin, dit-il, de prévenir un "faux rapport".

Égide Niyongabo, de l'organisme indépendant de défense des droits de l'homme Itéka, a confirmé à IRIN avoir envoyé dans la zone touchée des observateurs qui doivent revenir dimanche pour communiquer leurs conclusions.

On ne connaît pas les responsables de ces tueries. À Radio Bonesha, un porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema, a soutenu que les militaires n'assumaient aucune responsabilité pour ce massacre.

"Ce qui arrivera si l'on découvre que des civils innocents ont été pris dans un combat, c'est que la responsabilité entière pour tout cela retombera sur les assaillants, qui ont pris pour acquise la bonne foi des résidants", a-t-il déclaré. Il a ajouté que l'armée était d'accord pour la tenue d'une enquête, tel que demandé par le FRODEBU.

Les Forces pour la défense de la démocratie (FDD, un groupe rebelle) auraient accusé l'armée d'avoir massacré "plus d'un millier" de personnes. L'AFP rapporte les propos suivants d'un porte-parole des FDD, Gélasse-Daniel Ndadirabe: "L'armée a massacré dans la journée du lundi 9 septembre plus de 1 000 personnes (qu'elle) avait rassemblées soi-disant pour les protéger".

Le premier rapport sur le massacre a été préparé par l'administrateur de la commune d'Itaba, qui l'a communiqué au gouverneur de la province de Gitega, a précisé M. Mbonerane.

Les informations sur ce massacre ont été révélées mardi par le président du Comité parlementaire sur les droits de l'homme, Léonidas Ntibayazi. Sur les ondes de Radio Bonesha, il a déclaré qu'il avait fait 183 victimes, dont 112 ont été identifiées comme des habitants locaux.

Il a qualifié le massacre de "crime de guerre". "Je trouve difficile à comprendre qu'une semaine soit passée sans que qui que ce soit n'ait parlé des personnes qui ont été tuées", dit-il. "Qu'il s'agisse des autorités administratives ou de quelque autorité que ce soit, personne n'a parlé de ces tueries. C'est très grave".

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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