Pendant ce temps, un autre bataillon rwandais quittait la ville de Kalima,
également dans l'est du pays, pour se rendre à Kindu, d'où ses soldats
seront transportés par avion jusqu'à la capitale rwandaise, Kigali, rapporte la Mission de l'ONU (MONUC).
Ce retrait fait suite à la signature d'un accord par le président rwandais, Paul Kagame, et par le président de la RDC, Joseph Kabila, à Pretoria en Afrique du Sud, le 30 juillet. En vertu de l'accord, le Rwanda s'engage à retirer ses troupes de la RDC en échange de mesures prises par Kinshasa pour
solutionner en RDC certaines des préoccupations sécuritaires du Rwanda.
Des analystes de la région estimaient entre 30 000 et 40 000 le nombre des
soldats rwandais cantonnés en RDC.
S'adressant aux soldats de l'APR avant leur départ, le major général James Kabarebe, chef d'état-major par intérim de l'armée du Rwanda, a déclaré à ses hommes que leur retrait ne signifie pas que la chasse aux milices Interahamwe - tenues en grande partie responsables du génocide de 1994 - est terminée.
"Après s'être occupé d'eux à l'extérieur de nos frontières, le Rwanda devra maintenant le faire de l'intérieur de ses frontières", dit-il. "Si (le président) Kabila et les Nations Unies ne tiennent pas leurs promesses et permettent aux forces négatives d'entrer au Rwanda, nous ne demeurerons pas passifs et nous réagirons".
Mardi, sur les ondes de la station de radio de l'ONU, Radio Okapi, le
ministre rwandais des Affaires étrangères, André Bumaya, a expliqué que ce retrait était "motivé par notre désir de nous conformer à la lettre et à l'esprit de l'accord de Pretoria". Il a ajouté que le retrait pourrait être accéléré par le désarmement par la RDC des ex-FAR (l'ancienne armée rwandaise) et des milices Interahamwe, tel que convenu dans l'accord de Pretoria.
Dans un communiqué publié mardi, le Gouvernement sud-africain - qui a servi de médiateur pour parvenir à cet accord sur un retrait, et qui sert avec la MONUC de Tierce Partie pour vérifier le retrait des troupes -s'est réjoui de ce développement, qualifié de "pas dans la bonne direction susceptible de donner un élan aux efforts pour ramener la paix et la stabilité en RDC".
L'ONU évalue entre 10 000 et 20 000 le nombre des ex-FAR et des milices
Interahamwe se trouvant en RDC.
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