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Taylor dit 'non' aux soldats de maintien de la paix étrangers

Le président libérien Charles Taylor a réitéré lundi son opposition aux appels proposant l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix pour mettre fin au conflit violent dans son pays.

"Il n'y aura pas de force d'intervention au Liberia tant que je suis président", ont informé les agences de presse en citant M. Taylor. «Quiconque met les pieds sur le sol libérien sans le consentement de ce gouvernement doit être préparé à se battre ».


"Il ne sera permis à personne de traiter ce gouvernement comme s'il s'agissait d'un gouvernement de transition », a-t-il ajouté.

Dans un discours lors de la séance plénière de clôture de la conférence de réconciliation nationale qui se tient dans une banlieue de la capitale Monrovia (mais qui a été boycotté par les rebelles et par des figures de l'opposition), M. Taylor a déclaré que les élections présidentielles et parlementaires proposées auront lieu en octobre 2003.

Des autorités régionales, notamment la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ainsi que des opposants à M. Taylor, ont suggéré qu'une force régionale ou internationale soit invitée au Liberia pour rétablir la paix entre les forces gouvernementales et les rebelles.

La Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) a aidé à ramener la paix dans ce pays voisin du Liberia au terme de dix années de guerre.

D'autre part, des opposants à M. Taylor, notamment ceux du mouvement rebelle Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), ont fait part de leur scepticisme devant l'annonce par le président de la levée de l'état d'urgence samedi.

Le LURD, qui se bat depuis 1998, a indiqué que cela n'affectera pas ses opérations et que la lutte va continuer.

Il a aussi démenti les proclamations du gouvernement libérien affirmant qu'il avait repris la localité de Bopolu, dans le comté de Gbarpolu (sud du pays) et qu'il progressait vers Zorzor, une localité aux abords de la frontière guinéenne, contrôlée par les rebelles.

Des figures éminentes de l'opposition en exil ont commenté que le soi-disant accord de M. Taylor de lever l'état d'urgence n'était pas sincère et que celui-ci avait fait des promesses auparavant et qu'il ne les avait pas tenues.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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