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Le HCR se félicite de la libération des infirmières enlevées

Les rebelles du mouvement Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD) avaient enlevé les infirmières, employées par l’organisation non gouvernementale locale Medical Emergency Relief Cooperative International (MERCI) le 20 juin dernier.

Les rebelles avaient attaqué le camp de Sinje, à 80 km au nord-ouest de la capitale libérienne Monrovia. Au moins 24 000 réfugiés sierra léonais et Libériens déplacés vivaient dans le camp. Les captives travaillaient dans un centre de santé à l’intérieur du camp d’où les rebelles ont également pris une ambulance.

Le HCR a déclaré qu’après des négociations, deux représentants du LURD ont livré les infirmières, tard lundi, à Badiaro, dans le sud de la Guinée aux abords de Macenta, une localité frontalière.

Les infirmières « étaient visiblement traumatisées par leur dix semaines de calvaire et trois d’entre elles souffraient du paludisme », a précisé le HCR. Elles ont été transportées à Macenta pour une inspection de la police puis à Nzérékore pour recevoir une attention médicale avant de partir pour la capitale guinéenne, Conakry.

La directrice de MERCI, Tete Korboi Brooks, a indiqué à IRIN ce mardi depuis Monrovia que les infirmières – toutes des Libériennes – auraient été bien traitées. Les infirmières libérées sont: Maria Okwoumu, Lydia Weah, Annie Wallace, Victoria Johnson et Cecilia Beyan.

Au moins trente autres employés du centre de santé de Sinje avaient fui pendant l’attaque du LURD, principalement vers la Sierra Leone. Ils sont ultérieurement retournés au Liberia.

Le centre de santé, qui traitait entre 125 et 150 déplacés à l’intérieur, réugiés et résidents locaux par jour, est resté fermé depuis l’attaque, a informé Mme Brooks.

"Le centre était le seul à offrir encore des soins de santé familiale dans la région de Sinje, dans le comté du Grand Cape Mount, après que le principal hôpital et d’autres centres sanitaires furent forcés de fermer », a-t-elle expliqué à IRIN. « L’affluence des patients s’est accrue à la suite de l’intensification des combats dans la région ».

La semaine dernière, l’armée libérienne à Monrovia a relâché un autre employé de MERCI, Nyerku Na. Il avait été arrêté dès son retour de la Sierra Leone, où il avait fui après l’attaque du 20 juin dernier contre Sinje.

MERCI, qui a démarré ses activités au Liberia en 1990, offre également des services de santé familiale dans les comtés de Montseraddo et Maryland. Ses activités sont appuyées par le HCR.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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