centrafricaine (RCA) en exil au Tchad, qui a récemment déclaré à Radio
France Internationale (RFI), avoir des militants armés en RCA, a lancé un
appel pour la démission du président Ange-Félix Patassé. M. Bozize a ajouté
qu'il ne rentrerait pas chez lui avant le départ du président Patassé.
Le général Bozize a pris la fuite pour échapper à son arrestation ordonnée
par une commission judiciaire chargée d'enquêter sur la tentative de coup d'
Etat du 28 mai 2001. Il a déclaré mardi sur les ondes de RFI qu'il n'avait
emmené au Tchad qu'une quarantaine de ses hommes et que les soldats
tchadiens les avaient entièrement désarmés. « Néanmoins, le reste est
toujours intact en RCA, » a-t-il ajouté.
M. Bozize s'est exprimé en réponse aux informations indiquant que ses forces
ont pris, le 10 août, la ville septentrionale de Kabo, à 65 km au sud de la
frontière de la RCA avec le Tchad. La RCA avait alors accusé le Tchad d'
avoir effectué une incursion de 15 km en RCA tandis que le Tchad indiquait
que des « mercenaires non identifiés » avaient attaqué ses soldats dans la
localité frontalière de Sido.
M. Bozize a signalé à RFI que ses hommes ont « vidé le dépôt d'armes » de la
première unité opérationnelle de la capitale centrafricaine, Bangui,
emportant environ un millier d'armes et un assortiment de munitions. « Les
autorités centrafricaines le savent très bien. Il n'y a aucune raison de le
nier pour accuser le Tchad, » a-t-il commenté.
Le premier ministre de la RCA, Martin Ziguele, a, quant à lui, déclaré à
RFI, que son gouvernement ne prévoyait pas d'attaquer le Tchad. « Nous n'
avons ni les moyens financiers, humains, infrastructurels, ni le désir d'
attaquer qui que ce soit, » a-t-il affirmé.
Depuis son indépendance le 13 août 1960, a ajouté M. Ziguele, la RCA est le
seul pays d'Afrique centrale à n'avoir jamais connu de « situation de guerre
interne » ni de conflit armé avec un pays voisin. Le problème sécuritaire de
la RCA, a-t-il dit, est en grande partie dû au banditisme.
Les relations entre la RCA et le Tchad se sont dégradées lorsque M. Bozize s
'est réfugié dans la ville de Sarh, au sud du Tchad, en novembre 2001. Un
responsable tchadien avait alors déclaré que Bozize avait reçu le droit d'
asile par « souci humanitaire ». Les tensions entre les deux pays se sont
accrues lorsque l'armée régulière de la RCA a poursuivi les forces fidèles à
Bozize le long de la frontière commune aux deux Etats.
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