"Après l'accord de Pretoria, notre pays se prépare à signer deux accords similaires avec l'Ouganda et le Burundi," a annoncé M. Kabila, cité par l'Agence France Presse. "Le monde est fatigué de la guerre en RDC," a-t-il ajouté, indiquant que le moment était venu de tirer parti de la détermination de la communauté internationale "à veiller à ce que les choses progressent vraiment".
S'agissant d'un accord intérieur, M. Kabila a indiqué qu'un "accord doit être trouvé entre tous les partis congolais", selon la radio Voice of America.
Pour sa part, Jean-Pierre Lola Kisanga, porte-parole du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma, soutenu par le Rwanda), a déclaré à Reuters que son organisation ne s'opposait plus au maintien de M. Kabila à la présidence dans le cadre d'un accord de partage du pouvoir - une des principales raisons pour lesquelles le RCD-Goma a rejeté l'accord de Sun City conclu en avril dernier au terme du dialogue intercongolais.
"Cela ne nous gêne pas trop parce que ce qui nous intéresse, c'est la mise en place d'institutions politiques, ce ne sont pas les individus qui comptent," a confié vendredi à Reuters M. Kisanga. "Nous sommes très optimistes quant à nos chances de mettre fin à cette guerre", a-t-il ajouté, indiquant que des négociations avec le gouvernement pourraient débuter dès la semaine prochaine en Afrique du Sud.
Parallèlement, un commandant militaire de la RDC a déclaré samedi à l'Agence de presse sud-africaine (SAPA) que le Zimbabwe avait diminué de moitié le nombre de ses soldats stationnés sur le territoire congolais. "Il reste moins d'une brigade - environ 3 000 troupes," a précisé le chef des forces de défense congolaises, le lieutenant-général Liwanga Mata, cité par la SAPA.
Le nombre de soldats zimbabwéens combattant en RDC était auparavant estimé à 8 000, selon la SAPA.
Le conflit au Congo a éclaté le 2 août 1998, lorsque des rebelles congolais appuyés par les Rwandais et les Ougandais ont lancé une offensive pour renverser Laurent-Désiré Kabila, alors président du pays, l'accusant de soutenir des rebelles menaçant leur sécurité.
Le Zimbabwe, l'Angola et la Namibie ont ensuite envoyé des troupes pour venir en aide à M. Kabila.
Selon un accord de paix signé en juillet, le Rwanda s'engage à retirer ses troupes de la RDC en échange du désarmement et du rapatriement par le gouvernement de Kinshasa de milliers de miliciens rwandais impliqués dans le génocide rwandais de 1994 et qui se servent de la RDC comme base de lancement d'attaques contre le Rwanda.
Le Zimbabwe a promis de retirer ses troupes si le Rwanda se conforme à ses engagements.
"Nous ne pouvons pas leur demander [aux Zimbabwéens] de partir avant les autres," a ajouté M. Mata.
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