L’accord fut paraphé par le ministre des Finances du Burkina Faso, Jean Baptiste Compaoré et par le représentant de l’UE dans ce pays ouest-africain, Antonio Garcia Velazquez.
Il comprend 10 millions d’euros(9,95 millions de dollars) destinés à un programme, d’une durée de six ans, axé sur le développement du savoir-faire local en matière de planification et d’aménagement des ressources en eau dans les parties occidentale et sud-ouest du pays. Il est prévu qu’à la fin du programme, les communautés auront un accès accru à l’eau à boire, tandis que les autorités auraient une connaissance accrue des ressources en eau disponibles dans ces régions.
Le programme doit aussi aider à améliorer la préservation des ressources en eau.
Un précédent programme quinquennal, achevé l’année dernière, a permis la construction de 400 puits d’eau, de 15 petits barrages et l’informatisation de l’aménagement des ressources en eau. L’UE avait offert environ sept milliards de francs CFA (un peu moins de 10 millions de dollars) pour ce projet.
"Ce nouveau programme va créer les conditions propices à une émancipation sociale dans notre pays car les fonds vont directement aux populations bénéficiaires dans les campagnes, oú l’incidence de la pauvreté est bien plus élevée », a préconisé le ministre de l’Agriculture et des Ressources en eau, Salif Diallo, lors de la cérémonie de signature.
Plus de 90 pour cent des onze millions d’habitants du Burkina Faso vivent dans des zones rurales. Près de 51 pour cent d’entre eux vivent en-deça du seuil de pauvreté, avec moins d’un dollar par jour. Ce pays ouest-africain semi-aride est souvent en butte à des pénuries d’eau. Craignant une mauvaise saison des pluies pour cette année, les autorités burkinabé ont lancé une opération afin de provoquer des précipitations par le biais de la technologie.
La deuxième partie du financement de l’UE (un peu moins de 6 millions de dollars) sera utilisée pour améliorer la compétitivité du secteur privé. Le programme de quatre ans vise à offrir aux entrepreneurs des qualifications adéquates, à les équiper pour fournir des services de meilleure qualité, et à les encourager à avoir « des finances transparentes et une gestion saine de leur entreprise ».
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