A ce jour, il y a eu 95 pour cent de confirmation de plusieurs groupes invités, notamment des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), a précisé le chef de l’équipe technique du groupe de travail,Dusty Wolokolie. Il a toutefois ajouté, « nous n’avons pas encore reçu de confirmation du parti au pouvoir ».
Le Forum de Ouagadougou, qui se tiendra sous les auspices du gouvernement du Burkina Faaso, fera le suivi d’une réunion qui a eu lieu en mars à Abuja, au Nigéria, avec la participation de plusieurs groupes politiques, notamment du parti au pouvoir, a-t-il informé. Il l’a décrite comme un effort pour « sauver le Liberia de la chute libre actuelle» et pour améliorer et rétablir la sécurité dans la nation ouest-africaine, oú les combats entre les dissidents du LURD et les forces fidèles au président Charles Taylor ont fait un nombre indéterminé de morts et ont déplacé des dizaines de milliers de personnes.
Les crise humanitaire, la sécurité, la réconciliation et les élections au Liberia auront une place de choix dans l’ordre du jour de la réunion, a annoncé M.Wolokolie, et d’ajouter: "Nous avons invité des représentants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)et de l’Organisation de l’Unité Africaine en qualité d’observateurs ».
Une source près du bureau de la dirigeante de l’opposition libérienne, Ellen Sirleaf-Johnson, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, a déclaré à IRIN ce jeudi: « Nous avons confirmé notre engagement à nous rendre » à la réunion de Ouagadougou. Elle a néanmoins indiqué qu’ils n’ont reçu aucune invitation du Gouvernement, qui serait également entrain de planifier une conférence de réconciliation nationale dans la capitale libérienne, Monrovia.
L’agence d’information panafricaine (PANA) a rapporté que le ministre de l’Agriculture du Liberia, Roland Massaquoi, aurait déclaré à des journalistes lundi à Monrovia que le Gouvernement avait souscrit au principe de lever l’état d’urgence imposé en février 2002 afin de permettre aux politiciens libériens exilés de participer à la conférence de réconciliation nationale qui se tiendra sous les auspices du Gouvernement à une date non précisée en juillet.
La PANA a cité M. Massaquoi – qui serait le président de la conférence proposée – selon lequel un certain nombre de Libériens exilés, y compris des opposants politiques, ont déjà été contactés pour la réunion qui, a-t-il déclaré, vise à demander aux Libériens leur avis sur la voie à suivre. Elle n’entend pas discuter des élections de 2003 avec les chefs de file de 17 partis politiques au Liberia, a-t-il souligné, mais leur donner l’occasion de débattre et de résoudre les problèmes nationaux.
Pourtant, une source diplomatique à Monrovia a commenté à IRIN que la détention récente de quatre personnes accusées d’activités subversives [voir le dossier séparé d’IRIN intitulé "LIBERIA: Journalist, three others arrested"] pourrait faire que l’opposition soit moins que disposée à prendre part à la conférence prévue.
"Elle peut clairement laisser entendre aux politiciens exilés qu’il n’est pas sûr de retourner à Monrovia », a conclu la source.
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