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Le HCR examine le nouveau déplacement

Le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a dépêché une mission en Gambie mardi pour évaluer un déplacement éventuel de population à la suite de l’annonce, il y a une semaine par l’armée sénégalaise, qu’elle avait lancé des opérations de sécurité en Casamance, a indiqué à IRIN mercredi une source proche du HCR.

L’armée sénégalaise a annoncé, à la fin de la semaine dernière, qu’elle avait entrepris une opération pour pallier à l’insécurité grandissante et au banditisme en Casamance, une région du sud du Sénégal en bordure de la Gambie. Le journal sénégalais ‘Sud Quotidien’ a rapporté lundi que l’opération avait commencé vendredi dans le département de Bignona. L’Agence France Presse a rapporté ce mercredi que la télévision nationale gambienne avait informé que plus de 1 000 habitants de la Casamance étaient entrés en Gambie en fin de semaine.

Le secrétaire général de la Croix-Rouge de Gambie, Andrew Jarjue, a déclaré à IRIN mercredi que 1 709 personnes environ avaient cherché refuge en Gambie durant les deux derniers mois, sans compter les arrivées de cette fin de semaine. Les femmes et les enfants constituent 80 pour cent des déplacés, a-t-il informé. A l’instar des nouveaux arrivants, le contingent précédent avait été déplacé par des combats entre l’armée sénégalaise et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

Le MFDC est un groupe armé qui lutte depuis 1982 pour l’autodétermination de la Casamance, en partie séparée du reste du Sénégal par la Gambie.

M. Jarjue a précisé que l’affluence récente a épuisé les ressources de la Croix-Rouge gambienne, qui a fait un appel de fonds pour les assister. « Ce qu’il leur faudrait, outre la nourriture, c’est un abri », a informé M. Jarjue, ajoutant que beaucoup vivent en plein air » et « heureusement qu’il n’y a pas eu de pluie ces derniers jours ».

Le responsable de la Croix-Rouge a indiqué que les déplacements de population sont inhabituels et courts. Il s’attend à ce que les personnes nouvellement déplacées commencent à retourner chez elles dans deux semaines, une fois que le calme sera rétabli dans la région.

Une source policière gambienne a informé que le gros des déplacés a refusé de s’inscrire et d’être hébergé dans des camps de réfugiés car ils prétendent avoir des parents chez qui ils peuvent vivre. La source a précisé que la majorité d’entre eux vit dans des villages le long de la frontière entre le Sénégal et la Gambie.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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