Dans son rapport intérimaire au Conseil de sécurité de l’ONU sur la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), M. Annan a souligné qu’il existe un risque réel de voir le Liberia et la Sierra Leone s’empêtrer dans un cercle vicieux, oú les deux pays seraient continuellement et alternativement en guerre civile.
"Il importe donc que la communauté internationale prenne rapidement des mesures pour mettre fin au conflit au Liberia », a préconisé M. Annan.
Le conflit au Liberia menace de compromettre les progrès réalisés en Sierra Leone, a-t-il souligné.
"La MINUSIL suit donc de près l’évolution de la situation dans les zones frontalières et elle prend l’initiative de contacts avec des responsables libériens de la sécurité ainsi qu’avec les dirigeants de la sous région, pour éviter que le conflit ne se propage à la Sierra Leone », a ajouté M. Annan.
Il a indiqué que les développements au Liberia constituaient l’un des facteurs déterminants pris en compte dans la planification actuelle de la réduction de l’effectif de la MINUSIL.
Il a précisé que, de manière générale, la situation en matière de sécurité en Sierra Leone était restée stable après les élections du 14 mai, qui ont marqué la fin de la deuxième phase du concept d’opérations militaires de la MINUSIL pour 2002.
Les soldats de la MINUSIL, a-t-il noté, ont fourni un appui à la police sierra-léonaise pour l’aider à maîtriser les troubles tels que les protestations des ex-combattants et une friction entre rapatriés et ex-combattants suscitée par des différents concernant l’occupation illégale d’habitations. Les observateurs militaires de la mission et les responsables des affaires civiles ont joué un rôle de médiateurs dans les différends concernant l’occupation illégale d’habitations.
Il a fait savoir que la sécurité restera l’un des principaux sujets de préoccupation jusqu’à ce que les capacités et la fiabilité des institutions de la Sierra Leone en matière de sécurité soient suffisamment développées pour leur permettre de préserver, par leurs propres moyens, le climat de sécurité créé par la présence de la MINUSIL. Il a ajouté que l’armée et la police sierra léonaises doivent relever le défi de développer leurs capacités afin de s’acquitter effectivement de la responsabilité qui leur incombera d’assurer la sécurité du pays après le départ de la MINUSIL.
M. Annan a indiqué que le rétablissement de structures efficaces au niveau local demeurait essentiel à la stabilisation de nombreuses régions qui n’étaient pas contrôlées par le Gouvernement au cours du conflit.
Les problèmes sont certes énormes mais des possibilités de succès s’offrent assurèment en Sierra Leone, a-t-il estimé.
Il a poursuivi que pour y parvenir, la communauté internationale doit maintenir le cap et protéger les importants investissements qui ont permis de réaliser les progrès enregistrés à ce jour.
Le rapport intérimaire du Secrétaire-Général est disponible à l’adresse: http://www.un.org/Docs/sc/reports/2002/sgrep02.htm
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