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Prorogation de 12 mois du mandat de la MONUC

Le Conseil de sécurité a approuvé la prorogation du mandat de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) jusqu'en juin 2003, rapportait le Service d’informations des Nations Unies.

Le Conseil a également prié les Etats membres de fournir des troupes aux contingents de la MONUC, pour lui permettre d'atteindre sa capacité totale autorisée de plus de 5 530 hommes (observateurs compris). À l’heure actuelle, la mission n’en compte qu’un peu plus de 3 800.
Le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et son Représentant spécial pour la RDC, Amos Ngongi, avaient prévenu le Conseil de sécurité qu’avec le nombre actuel de soldats, la MONUC ne dispose pas des moyens pour protéger efficacement l'ensemble des civils. Selon les termes de son mandat, la MONUC doit notamment "protéger les civils se trouvant sous la menace imminente de violences physiques". Dans son dernier rapport sur la mission, M. Annan avait indiqué que le Conseil devait revoir ses effectifs, ainsi que sa configuration et son équipement, pour pouvoir intervenir plus rapidement pour protéger les personnes en ayant besoin.

La semaine dernière, le président de la RDC, Joseph Kabila, s’est efforcé de créer les conditions de soutien pour un renouvellement du mandat de la MONUC. Il a déclaré que si l’ONU ne parvient pas à accroître le nombre de soldats de sa mission, cela reviendra à considérer le déploiement actuel comme "un gaspillage de temps, un gaspillage d’argent, de l’argent dont on aurait besoin pour nourrir le peuple", des propos rapportés par l’AFP.

D’autre part, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme, Asma Jahangir, est arrivée en RDC dimanche pour recueillir des informations relatives aux exécutions extrajudiciaires qui auraient été perpétrées dans la ville de Kisangani, dans le nord-est de la RDC, le 14 mai et les jours suivants. Dans son rapport au Conseil de sécurité, M. Annan avait aussi indiqué que la MONUC et le Haut Commissariat aux droits de l’homme allaient continuer de recueillir des informations sur les incidents de Kisangani, des incidents qui incluent l’exploitation des différences ethniques dans le dessein d’inciter à la violence, des représailles contre des civils sans armes, des militaires et des policiers.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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