Dans un communiqué émis le 7 juin, le centre constate un accroissement marqué "de la disponibilité, de l’accumulation et de la prolifération incontrôlée" des armes légères dans la région au cours des dernières années, et note aussi que les importations et exportations de celles-ci sont devenues une "industrie florissante". Le PNUD mentionne en outre qu’au lieu de collaborer entre eux pour lutter contre cette "escalade", des gouvernements des pays de la région ont plutôt commencé à fabriquer eux-mêmes leurs armes et munitions.
Certaines des armes utilisées maintenant, de même que les soldats entraînés ou partiellement entraînés qui les portent, constituent dans une certaine mesure un héritage des luttes pré-coloniales, selon le PNUD, qui ajoute: "La longue durée de vie de ces instruments de mort et de violence (les armes légères) et l'abondance des munitions qui ont été tirées dans les champs de bataille pendant des décennies (hormis les nouveaux stocks), ont assuré le perpétuation de l'utilisation de ces armes et ce, même lorsque l'objectif politique original qui en avait justifié le recours, a depuis bien longtemps disparu".
Le but fondamental de ce nouveau centre consiste, par conséquent, à convaincre des groupes de remettre leurs armes en échange d’un soutien pour les aider à réintégrer la vie civile et rendre celle-ci plus "attrayante et viable".
Le centre effectuera, entre autres choses, des recherches et de la sensibilisation sur les impacts humanitaires liés à l’utilisation des armes légères, pour pouvoir mieux plaider publiquement contre elles. Il contribuera au développement de législations nationales sur les armes légères, ainsi que de politiques en ce sens pour l’ONU et la communauté internationale. Le centre élaborera des stratégies pour les contrôler et en réduire le nombre. Il concevra et mettra en œuvre des programmes régionaux ou visant un pays particulier, pour s’attaquer au problème des armes légères à partir d’une perspective de développement, explique également le PNUD.
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