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Six condamnations à des peines de prison en rapport avec la tentative de putsch

Six hommes ont été emprisonnés jeudi pour des peines allant jusqu'à 20 ans à cause de leur participation présumée au putsch avorté du début de 2001 en Côte d'Ivoire. Sept autres ont été acquittés, a rapporté le journal pro-gouvernemental 'Fraternité-Matin'.

A l'issue de trois semaines de procès, quatre des accusés ont été jugés coupables d'avoir pris part au complot de la nuit du 7 au 8 janvier visant à renverser le gouvernement du président Laurent Gbagbo et d'appartenir à un groupe armé. Chacun d'eux purgera une peine de 20 années. Deux autres ont été condamnés à trois ans de prison pour possession illégale d'armes à feu, a ajouté le quotidien.

Durant la tentative de coup de force, des attaques ont été simultanément lancées dans la même nuit contre les stations publiques de radiodiffusion et télévision, contre le plus grand camp de gendarmerie du pays et contre le domicile de M. Gbagbo. Deux gendarmes ont été tués et plusieurs autres blessés. Les détracteurs du parti opposant, Rassemblement des Républicains (RDR), ont accusé celui-ci d'être derrière les attaques.

Les avocats de la défense ont déclaré que le procès était politiquement motivé et qu'il perpétuait la tension entre le gouvernement et le parti d'opposition basé dans le nord du pays et à prédominance musulmane, ont rapporté les organes d'information.

La tentative de putsch était la dernière d'une longue série de troubles politiques qui agitent la Côte d'Ivoire depuis décembre 1999, date à laquelle le président Henri Konan Bédié avait été déchu à la suite du premier coup d'état militaire réussi dans l'histoire du pays. Le putsch avait hissé au pouvoir l'ex-chef de l'état major, le général Robert Gueï.

Les élections présidentielles d'octobre 2000 ont été marquées par de violentes manifestations qui ont mis face à face les sympathisants de la junte de M. Gueï, les membres de l'opposition et les forces de l'ordre. M. Gueï, qui s'était autoproclamé chef de l'état, a été forcé à la fuite par les manifestations, et M. Gbagbo, réel vainqueur des élections, avait pu prendre ses fonctions.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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