Radio France Internationale (RFI) a rapporté le 30 mai que Alexandre Djiba, porte-parole du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), a été livré par les autorités à Bissau au ministre de l'Intérieur du Sénégal, en visite en Guinée-Bissau cette semaine. RFI a indiqué que le ministre est rentré à Dakar en compagnie de M. Djiba et l'a immédiatement remis en liberté.
M. Djiba, qui vivait en exil depuis de nombreuses années à Banjul, en Gambie, a été arrêté en mars en Guinée-Bissau. La raison invoquée pour son arrestation est qu'il était entré illégalement dans le pays, a précisé RFI.
Un analyste à Ziguinchor, la principale ville de Casamance, a déclaré à IRIN: "Le gouvernement du Sénégal a marqué des points politiques en le ramenant à Dakar et en le libérant tout simplement. Certains membres du groupe en France et ailleurs refusent de venir au Sénégal, sous prétexte qu'ils n'y seront pas en sûreté », a commenté l'analyste vendredi. « Ceci affaiblit, en quelque sorte, leur position ».
Le MFDC a commencé sa lutte armée en Casamance il y a environ deux décennies. Des milliers de personnes ont été déplacées par l'insécurité, tandis que d'autres ont été tuées ou blessées, notamment des centaines mutilées par des mines terrestres. Les dernières victimes incluent six personnes tuées cette semaine lorsque des soldats de l'armée régulière ont pris des membres d'une unité d'autodéfense pour des insurgés du MFDC, ont informé des sources proches d'organisations des droits de l'homme.
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