Il était attendu qu'un nouveau déplacement ait lieu à mesure que les combats s'intensifiaient autour de la localité de Gbarnga, à 160 km au nord de Monrovia, ont ajouté les agents humanitaires. La majorité des déplacés se dirige en direction du comté de Margibi, au sud, tandis que certains allaient vers le comté de Nimba.
Les affrontements se sont étendus vendredi à plusieurs régions aux alentours de Gbarnga. Un camp militaire de l'armée régulière abritant la base d'ingénierie et d'artillerie, a été occupé par les rebelles, ont rapporté des agences de presse.
Au moins 900 étudiants et enseignants du Cuttington University College, la deuxième université au Liberia, ont été évacués par un convoi de police vers Monrovia mardi, ont indiqué les travailleurs. Les habitants qui fuyaient, ont-ils ajouté, ont évoqué des tirs intenses provenant de la ville.
Le président Charles Taylor est intervenu sur Radio Liberia International jeudi pour dire que les combats avec les rebelles des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD) continuaient farouchement. « Nous espérons que tous ceux qui ont dit au monde qu'il n'y avait pas de guerre au Liberia verront maintenant que ce gouvernement démocratiquement élu est attaqué, et que les nations puissantes du monde continuent de renier au Liberia le droit, énoncé à l'article 51 de la Charte de l'Onu, de se défendre ».
M. Taylor a invité la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à plaider auprès de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et de l'ONU contre l'embargo du Conseil de sécurité, a rapporté la station de radio pro-Taylor.
Il a déclaré que le Liberia devrait être autorisé à commander « des matériels pour sa légitime défense » en dépit des sanctions des Nations Unies car un « génocide » est entrain de se produire dans le pays. Les Etats du fleuve Mano, la Guinée et la Sierra Leone, a-t-il dit, doivent agir de façon à empêcher des incursions transfrontalières contre son pays.
Le Conseil de sécurité a renouvelé lundi les sanctions contre le Liberia, à la suite d'un rapport du Groupe d'experts qui a enquêté sur le respect de la résolution 1343 de mars 2001 par laquelle des sanctions furent imposées à Monrovia à cause de ses liens avec le RUF chez son voisin, la Sierra Leone. Le Groupe d'experts a recommandé le maintien de l'embargo sur les armes, en indiquant qu'il existait une preuve tangible que le gouvernement achetait encore des armes en violation des restrictions.
Gbarnga avait servi de quartier général des forces du président Charles Taylor lorsque ce dernier avait mené une guerre de rébellion entre 1989 et 1996. Un porte-parole du LURD, William Hanson, cité par la BBC, aurait affirmé que son mouvement a capturé un certain nombre de localités stratégiquement importantes dans la région.
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