Dans une allocution prononcée dans la capitale congolaise Kinshasa, M. Koehler, qui effectue une tournée de quatre nations africaines, a déclaré que l'instrument adéquat pour une telle intensification serait un programme triennal soutenu par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI.
Selon M. Koehler, les priorités clés incluront une consolidation de la stabilité macro-économique; la restauration du système de paiements et la restructuration du secteur bancaire; le renforcement du cadre légal et la reconstruction de l'administration publique et de la responsabilité financière, afin de permettre au pays de lutter contre la corruption; le développement d'un dispositif de protection sociale approprié; et l'élaboration d'un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) "qui impliquerait l'ensemble de la communauté internationale", y compris la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Il a souligné que le DSRP ferait partie d'un processus de conception d'une stratégie complète de réduction de la pauvreté, privilégiant la santé, l'éducation, et l'infrastructure de base.
M. Koehler a averti que la mise en place d'un tel programme demanderait un soutien très large à la base. "Notre travail en RDC présume la mise en application d'un programme régional de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration (DDRRR) pour les combattants et les réfugiés, avec l'aide de la Banque mondiale," a-t-il déclaré. "Et je suppose que l'application durable d'un programme appuyé par la FRPC devrait également préparer la RDC à obtenir un allégement de sa dette grâce à l'Initiative renforcée des Pays pauvres très endettés (PPTE) et au Club de Paris."
M. Koehler a ajouté que ces "bonnes chances" d'une coopération accrue étaient basées sur la réalisation de plusieurs projets, depuis que le FMI avait aidé la RDC, sur la demande du président Joseph Kabila, à élaborer un programme suivi par le FMI afin de stabiliser l'économie.
"L'équipe économique a institué une discipline budgétaire et a résolu le problème des distorsions du taux de change et des prix dans l'économie," a déclaré M. Koehler. "La Banque centrale a mené une politique monétaire prudente. Et il y a eu d'importantes améliorations dans le système judiciaire et réglementaire. Cela a permis de mettre fin à l'hyperinflation et à la chute libre de la valeur de la devise."
Le patron du FMI a déploré le fait que la RDC "ait souffert trop longtemps de l'exploitation, de la mauvaise gestion du gouvernement, de la guerre et de la crise économique", une situation qui a mené à un déclin spectaculaire du revenu national et a réduit le Congolais moyen à essayer de survivre avec 23 cents par jour.
Il a conclu que le FMI souhaitait "aider la RDC à surmonter la situation difficile qu'elle traverse depuis si longtemps", soulignant la nécessité d'accomplir d'autres progrès dans la mise en application des accords de paix de Lusaka et du dialogue intercongolais. Il a exhorté les parties au dialogue "à continuer à travailler en faveur d'un accord inclusif qui rassemble tous les Congolais et qui servira de tremplin à une véritable réforme sociale et économique, et à la démocratie".
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions