M. Taylor a indiqué que l'interdiction des rassemblements ne visait pas à étouffer les activités des partis politiques. « Nous voulons garantir qu'aucun parti politique ne soit menacé de quelque façon que ce soit comme nous ne voulons pas que du mal soit fait à un membre d'un parti durant un rassemblement », a rapporté la BBC en le citant. Si cela se produit, a-t-il poursuivi, « il sera dit que le gouvernement l'a encouragé ».
L'interdiction, a indiqué M. Taylor, s'inscrit dans le cadre de l'état d'urgence déclaré à cause de l'insurrection qui perdure depuis deux années dans le nord du Liberia. La Radio internationale du Liberia, une station favorable à M. Taylor, reprenant ses propos dans une conférence de presse lundi dans la capitale, Monrovia, a souligné qu'en dépit de l'interdiction, les hommes politiques seraient autorisés à organiser des réunions dans le siège de leur parti respectif. Les activités estudiantines et les services religieux sont exemptés de la restriction.
Des informations publiées par un journal au Ghana ont signalés lundi que la police retenait les tueurs présumés d'Alfred Glay, tous les deux des Libériens arrivés au Ghana trois jours avant l'assassinat. Ils ont voyagé de Monrovia dans une automobile immatriculée au Liberia qui est entrée au Ghana en passant par la Côte d'Ivoire, a précisé le journal. Ils avaient offert à Glay de le ramener après une veillée de corps à laquelle il avait assisté, et son corps a été retrouvé gisant au bord de la route.
La déclaration de M. Taylor intervient au moment où le Conseil de sécurité de l'ONU examine à nouveau les sanctions contre le Liberia en raison de son soutien à l'ex-mouvement sierra léonais dissident, le Front révolutionnaire uni (RUF).
Dans le même temps, l'administration de M. Taylor fait l'objet de critiques acerbes à cause de la détention et de la torture de l'avocat des droits de l'homme, Tiawon Gongole. La Commission catholique justice et paix, une organisation libérienne des droits de l'homme, a indiqué vendredi dernier « qu'avec le niveau d'absence de respect de la loi, caractérisée par un haut degré d'impunité, qui sévit au sein de l'institution de la police nationale ces derniers temps, le Liberia se convertit graduellement en un Etat policier ».
'The News', un journal de Monrovia, a rapporté que l'observation de la commission fait suite aux arrestations récentes et à la détention consécutive des militants des droits de l'homme, y compris du directeur national de la Commission, Frances Johnson-Morris, et de M. Gongloe, administrateur de Legal Aid Consultants.
La police a détenu M. Gongloe le 24 avril et il a été hospitalisé après avoir été battu. M. Taylor a condamné cette brutalité qu'il a attribuée à des co-prisonniers, a indiqué AllAfrica.com, un service d'information en ligne. Les autorités libériennes, a-t-il rapporté, ont informé que M. Gongloe a été frappé parce qu'il a refusé de payer aux prisonniers des « droits de prison » officieux.
"M. Gongloe lui-même et d'autres personnes affirment qu'il a été sérieusement battu par des agents de la sécurité », a conclu AllAfrica.com.
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