Le plus important de ces progrès, selon une source ayant participé aux réunions, étant le fonctionnement général du gouvernement national de transition instauré le 1er novembre 2001. "Il s'agit maintenant d'une institution opérationnelle qui fonctionne, composée de représentants de tous les segments de la société - ce qui est fantastique pour les Burundais", a indiqué mardi à IRIN une source diplomatique proche du CSA. "Le processus entier est en cours de maturation".
Parmi les difficultés citées par la même source diplomatique figurent les retards enregistrés dans la mise en place d'une unité de protection spéciale burundaise (pour remplacer les forces sud-africaines qui assurent actuellement le fonctionnement quotidien des institutions gouvernementales et protègent les hommes politiques rentrés d'exil) et dans la réforme de l'armée, en partie attribuables à l'absence d'un cessez-le-feu entre le gouvernement et les factions rebelles.
Le CSA a également pris note des revendications de plusieurs partis politiques composant le gouvernement transitoire, qui se plaignent de l'insuffisance de leur représentation au sein du gouvernement.
A propos du rapatriement actuel des réfugiés burundais en provenance des camps de la Tanzanie voisine, le CSA "a félicité et fait l'éloge" de la ministre burundaise chargée de la réhabilitation et la réinstallation des personnes déplacées, Françoise Gendahayo, "pour ce qui été déjà accompli en faveur des réfugiés et des personnes déplacées" du Burundi, selon le communiqué du CSA.
Tout en considérant les rapatriements comme un développement généralement positif, au vu des garanties données par Mme Gendahayo et le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) que les retours ont été volontaires et continueront de l'être, le CSA a émis certaines suggestions concernant ce qu'il a appelé "les problèmes non résolus" - notamment l'insécurité incessante, l'allocation des terres et le soutien économique à long terme des rapatriés, a indiqué à IRIN une source ayant participé aux consultations de la semaine dernière.
Parallèlement, la Fondation Hirondelle - une organisation non gouvernementale basée en Suisse et spécialisée dans la diffusion d'informations prônant la paix - a rapporté la semaine dernière que des membres du CSA avaient accusé le gouvernement burundais de traîner des pieds. "Si le gouvernement avait démontré sa bonne foi [dans le processus de paix], un certain nombre de problèmes en suspens aurait déjà été réglé," a indiqué une source citée par Hirondelle, faisant allusion aux problèmes des populations déplacées et des réformes militaires et gouvernementales.
Concernant la coordination entre le CSA et les institutions du gouvernement, le CSA a décidé "d'adopter des mesures pratiques et d'établir des contacts avec les autorités burundaises et les organisations concernées" en vue d'améliorer leurs réseaux de communication. C'est ainsi qu'un bureau de liaison permanente pourrait être mis sur pied, a indiqué à IRIN la même source.
Le CSA a également approuvé les recommandations faites par la commission indépendante sur les prisonniers politiques et les conditions carcérales au Burundi, qui ont été soumises au gouvernement de transition. Les réactions du gouvernement sont attendues lors de la prochaine session du CSA, prévue à Bujumbura du 24 au 28 juin. Suite à une étude réalisée en décembre 2001 et janvier 2002, la commission indépendante avait présenté au CSA en février dernier un rapport sur ses conclusions et ses recommandations pour améliorer la situation
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions