"Les négociations réelles ont commencé avec l'arrivée du président [sud-africain], Thabo Mbeki", a déclaré Albert Mpeti, un porte-parole du Parti démocrate et social chrétien (PSDC), de l'opposition en RDC.
Les pourparlers devaient prendre fin vendredi dernier, mais il y a eu un nouveau souffle lorsque M. Mbeki est arrivé le 8 avril. Il a présenté des propositions concrètes le 10 avril, révisées le lendemain.
Un porte-parole du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), appuyé par le Rwanda et principal opposant à l'actuel président de la RDC, Joseph Kabila, a indiqué samedi que la série de propositions faites par M. Mbeki étaient "beaucoup plus acceptables". La question fondamentale est de savoir si un conseil d'Etat envisagé par ces propositions aurait assez de pouvoir, a précisé le porte-parole, Thomas Nzira Timana.
Le Conseil d'Etat serait composé de M.Kabila, des chefs des deux principaux mouvements rebelles (le RCD-Goma et le Mouvement pour la libération du Congo de Jean-Pierre Bemba) et d'un premier ministre qui sera issu de l'opposition civile.
Un observateur européen a commenté que le Conseil d'Etat pourrait fonctionner, bien qu'il risque d'y avoir « un problème triangulaire » car chaque fois que le pouvoir est partagé entre trois personnes, la tendance est que deux d'entre elles se liguent contre l'autre.
Le premier ministre civil est clairement envisagé comme ayant moins de pouvoir que M. Kabila et les rebelles.
Le choix du premier ministre est restreint, en dépit du fait que pas moins de dix individus ont soumis leur candidature. Les trois prétendants principaux sont Etienne Tshisekedi, 69 ans, chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social; François Lumumba, fils du premier ministre élu du Congo indépendant, Patrice Lumumba (assassiné en 1961) et dirigeant du parti de son père, le Mouvement national congolais; et Gérard Kamanda Wa Kamanda, leader du Front commun des nationalistes, qui a participé au gouvernement de M. Tshisekedi.
MM. Tshisekedi et Kamanda ont occupé des postes sous les gouvernements de l'ancien dictateur Mobutu Sésé Seko, mais les deux hommes étaient dans l'opposition pendant plus d'une décennie avant sa chute. M. Lumumba était en exil depuis l'âge de 10 ans jusqu'à la fin des années 1990.
Les autres premiers ministres potentiels sont Eugène Diomi Ndongala, chef du Front pour la survie de la démocratie en République démocratique du Congo (FSD); André Bo Boliko, dirigeant du PSDC; et Arthur Z'Ahidi Ngoma, leader des Forces du futur. MM. Ndongala et Bo Boliko étaient tous les deux ministres sous Mobutu, avant de devenir des opposants.
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