Les problèmes ont commencé en novembre 2001 lorsque les forces gouvernementales de la RCA ont tenté d'arrêter l'ex-commandant de l'armée de la RCA, le général François Bozizé, au nom d'une commission judiciaire enquêtant sur la tentative de putsch du 28 mai 2001. M. Bozizé avait refusé d'obtempérer avec le mandat d'arrêt, arguant qu'il n'avait pas reçu des garanties suffisantes quant à sa sécurité.
M. Bozizé avait été relevé de ses fonctions de chef d'état major le 26 octobre 2001, après avoir été accusé de participation au complot. Il a nié sa participation à l'époque, en indiquant qu'il avait appuyé M. Patasse durant plusieurs mutineries de l'armée en 1996 et 1997. Des soldats alliés à M. Bozizé sont allés à sa rescousse et, cinq jours de combats intermittents dans la région au nord de la capitale, Bangui, ont suivi avant que M. Bozizé et ses forces soient délogés et prennent la fuite en direction du nord, vers la localité de Sarh, dans le sud tchadien.
Les autorités de la RCA ont alors accusé le Tchad de soutenir M. Bozizé et ses partisans, qui ont eu plusieurs confrontations avec les forces armées de la RCA le long de la frontière entre les deux pays. Le Tchad a ultérieurement accordé l'asile à M. Bozizé par « souci humanitaire », avait indiqué à IRIN en janvier un officiel proche du ministère tchadien de l'Information.
Parallèlement, les rebelles tchadiens faisaient des incursions dans le nord du Tchad à partir de bases en RCA. Le Tchad a déployé des soldats « pour bloquer l'infiltration de soldats de la RCA au Tchad », avait alors indiqué l'officiel tchadien, « mais il n'y a pas eu de confrontation directe entre les armées des deux pays ».
Centrafrique-Presse a rapporté qu'à l'issue d'une réunion de deux heures mercredi, MM. Patasse et Deby ont annoncé la réouverture immédiate de leur frontière commune, et ont informé que les problèmes en suspens seront traités par une commission bilatérale d'experts et de parlementaires.
Assistaient également aux négociations, le Représentant spécial du Secrétaire-Général de l'ONU en RCA, le général Lamine Cissé, le ministre libyen chargé des affaires africaines et le représentant de la Communauté des Etats du Sahel et du Sahara (COMESSA), Abd al-Salam Ali al-Turayki.
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