Le Programme, Gestion d'une pêche responsable, sera centré sur la pêche sauvage et non régulée, et va appliquer un code de conduite dans le cadre du Programme FishCode de la FAO, adopté par les pays membres dans le but de réglementer l'industrie en 1995. Le programme est également appliqué dans d'autres parties de l'Afrique et de l'Asie.
Des vaisseaux d'Europe, a souligné la FAO, pêchent au chalut au large des pays ouest-africains en profitant du manque de surveillance aérienne. En Guinée et en Sierra Leone, 31 chalutiers illégaux ont été aperçus en une semaine en septembre 2001. Deux n'avaient pas de noms visibles, deux portaient deux noms, tandis que 27 n'affichaient pas le nom du pays ou du port d'enregistrement.
"Le vol des poissons est préjudiciable à un grand nombre de personnes. Les braconniers agissent avec des bateaux industriels, ce qui leur permet de prendre d'importantes quantités de poissons. Le poisson est vendu dans les supermarchés des pays riches à des consommateurs qui igonorent acheter du poisson volé à des pauvres, dans des régions telles que l'Afrique de l'Ouest, où il constitue la principale source de protéines", a indiqué la FAO.
D'après l'agence de l'ONU, les pratiques abusives de pêche représentent 30 pour cent des prises dans certaines zones de pêche importantes et "il est possible, dans les zones en haute mer, que de plus grandes proportions des prises ne soient pas déclarées", a informé Eric Reynolds, coordinateur du Programme FishCode.
D'autre part, des milliers de tonnes de poisson sont jetés par-dessus bord par de grands vaisseaux de pêche de l'Union européenne qui opèrent au large de la côte ouest-africaine, a rapporté lundi le journal The EastAfrican. Le poissons indésirés, dont certains sont trop petits, sont attrapés en utilisant des techniques de chalutage industrialisé, a-t-il ajouté.
Le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) a rapporté en mars que beaucoup de pays ouest-africains, en particulier le Sénégal et la Mauritanie, ont vendu des droits de pêches dans le cadre d'une série d'accords qui ruinent leurs ressources naturelles. La pêche excessive, a souligné le PNUE, a réduit le nombre traditionnel de pêcheurs de pieuvre en Mauritanie, qui a chuté de 5 000, en 1996, à 1 800, à l'heure actuelle.
Quelque 251 vaisseaux de pêche étrangers de type usine opèrent au large de la Côte de cet état ouest-africain, a-t-il rappelé.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions