Un communiqué de l'USAID daté du 5 April a indiqué que le programme vise à appuyer la transition vers la paix et la démocratie comme énoncée dans l'Accord d'Arusha de paix et de réconciliation (APRA) en créant un élan en vue de l'application de l'accord et en promouvant une culture de la paix et de la justice. Pour réaliser les objectifs,
l'USAID/OTI est entrain d'apporter son appui à un programme d'assistance d'un semestre afin de renforcer le rôle de la législature burundaise dans la promotion de la paix et de la réconciliation, a-t-il poursuivi.
"L'Institut démocratique national [NDI] et l'Institut républicain international [IRI] collaboreront étroitement avec l'Assemblée nationale du Burundi et avec le sénat afin de mieux sensibiliser les législateurs burundais à leurs rôles et à leurs responsabilités vis-à-vis de l'APRA, et afin de renforcer le dialogue et la coopération entre les législateurs des différents partis », est-il précisé dans le communiqué. Le programme encouragera également les représentants à prendre des initiatives de divulgation censées promouvoir le dialogue et la participation du public, est-il ajouté.
Les deux instituts, [NDI et IRI] vont organiser une conférence d'orientation pour les législateurs des deux chambres ; conduire des ateliers thématiques de formation afin de faciliter la compréhension des législateurs de leurs rôles et de leurs responsabilités ; et améliorer la capacité de communication interne de la législature dans le but de mieux informer les Burundais sur son rôle en tant qu'institution nationale et en tant que catalyseur de la paix et de la réconciliation dans le pays.
Un autre aspect qui sera développé consiste en l'Initiative pour la paix au Burundi qui, d'après le communiqué, sera mise en oeuvre avec l'appui de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES).
L'IFES offrira une modeste allocation en vue d'encourager un appui populaire à l'APRA et au gouvernement de transition, poursuit le communiqué, en ajoutant qu'il oeuvrera dans des zones géographiques ciblées pour soutenir des activités qui maintiendront l'élan en faveur de la paix.
D'autre part, le vice-président du Burundi, Domitien Ndayizeye, a invité lundi les pays donateurs à exhorter le Fonds Monétaire International (FMI) à décaisser 840 millions de dollars d'aide au Burundi, a rapporté AP. « Le Burundi a reçu beaucoup d'aide humanitaire d'urgence dans le passé, mais il a besoin d'argent maintenant pour commencer des projets à long terme tendant à reconstruire le pays », a déclaré M. Ndayizeye aux journalistes à Rome, à l'occasion d'une conférence organisée par la Communauté Sant' Egidio, un groupe catholique.
Citant M. Ndayizeye, AP a informé qu'une délégation du FMI devait arriver mercredi à Bujumbura, la capitale du Burundi, pour s'enquérir de la façon dont le gouvernement prévoit d'utiliser l'argent.
M. Ndayizeye effectue une tournée dans cinq nations, durant laquelle il fait des points d'information sur le processus de paix dans son pays et sur la reprise de la coopération entre le Burundi et ses partenaires dans la région.
Le vice-président et les douze membres de sa délégation ont quitté le Burundi le 31 mars et doivent y retourner le 18 avril, après des visites en Autriche, en Italie, au Vatican, au Royaume-Uni, en Suède et en Belgique.
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