Elle a rapporté que le secrétaire général du parti, Leonce Ngendakumana, avait rejeté les déclarations du gouvernement stipulant qu'il tentait encore de savoir qui étaient les « belligérants réels ».
Dans un communiqué vendredi, il a indiqué que le gouvernement « sait précisément » qui blâmer, et devrait « cesser de participer à des réunions avec de faux belligérants », a rapporté AP, ajoutant qu'il avait également critiqué la déclaration du gouvernement stipulant qu'il voulait négocier, alors qu'il continue son échafaudage militaire.
"Le FRODEBU est surpris que le gouvernement déclare dans son rapport triennal qu'il n'existe ni progamme de négociation, ni stratégie, ni interlocuteurs", a indiqué l'AFP, qui cite M. Ngendakumana. "Le président et le vice-président avaient pris des engagements à Arusha, et ceux-ci doivent être respectés », a-t-il ajouté.
Le gouvernement de transition a été installé en novembre dernier, à l'issue d'un accord de paix signé par les partis politiques, mais pas par les rebelles armés, dans la ville tanzanienne d'Arusha en août 2000.
En dépit de l'installation du gouvernement, les combats continuent dans plusieurs parties du pays, et ont provoqué des morts et le déplacement de milliers de personnes. Les combats se sont intensifiés entre les rebelles et les troupes gouvernementales le 11 mars dans la province de Bujumbura Rurale, à l'ouest du Burundi.
La Tanzanie a organisé une réunion de tous les mouvements armés hutus dans sa capitale, Dar es-Salaam, du 18 au 25 mars, afin de préparer les négociations pour un cessez-le-feu, mais les Forces nationales de libération (FNL) et les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) ont toutes les deux boycotté la réunion, et seuls les ex-dirigeants rebelles vivant actuellement en exil y ont participé, a informé AP.
Plusieurs agences ont dû suspendre leurs activités dans diverses parties du pays à cause de l'insécurité. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annulé ses missions à Bujumbura Rurale, dans les provinces de Ruyigi et de Cankuzo, à l'est, et dans la province de Bubanza, au nord-ouest, a indiqué l'agence vendredi dans son bulletin hebdomadaire sur les secours d'urgence.
Le PAM a néanmoins noté qu'il continuait de surveiller la situation en matière de sécurité dans la partie Imbo-Nord de la province de Bubanza et dans la province de Ngozi, dans le nord, pour évaluer l'assistance alimentaire requise entre mars et mai. Elle a ajouté qu'elle anticipait d'assister quelque 77 200 personnes dans la province de Muyinga, dans le nord-est, pendant le mois de mai.
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