La décision d’étendre la date limite intervient après que plusieurs partis éligibles, comme le Parti du Front révolutionnaire uni (PRUF), n’aient pu inscrire leurs candidats dans le délai initialement fixé à 16h TU mardi. La semaine dernière, la Commission avait interdit à l’ex-dirigeant du RUF, Foday Sankoh, de se porter candidat car il n’était pas inscrit sur la liste électorale et devient donc inéligible, en vertu de la loi électorale de la Sierra Leone.
M. Sankoh est en prison pour inculpation d’homicide à la suite d’un incident, le 8 mai 2000, au cours duquel une manifestation pacifique devant sa résidence dans la capitale, Freetown, avait tourné à la violence et abouti à la mort d’une vingtaine de personnes. L’ex-chef rebelle, détenu peu après l’incident, a déclaré récemment devant un tribunal de Freetown qu’il était innocent des accusations à son encontre.
M. Nicol a informé, avant l’expiration du délai, que les candidats suivants ont soumis leurs dossiers de candidature:
le président Ahmad Tejan Kabbah (Parti du peuple de la Sierra Leone), Ernest Koroma (All People's Congress), John Karefa-Smart (Parti national du peuple uni), Zainab Bangura (Parti du Mouvement pour le Progrès), Johnny Paul Koroma (Parti Libération et Paix et Alliance démocratique du peuple), Raymond Kamara (Parti de la grande alliance) et Andrew Turay (Parti des jeunes).
M. Nicol a souligné que le RUF a indiqué qu’il allait inscrire un candidat, mais qu’il ne savait pas de qui il s’agit. A la question de savoir si la commission allait une nouvelle fois proroger la date limite, M. Nicol a répondu: «J’en doute très, très fort ».
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