Dans une résolution adoptée à l'unanimité, les quinze membres du Conseil ont condamné les rebelles appuyés par le Rwanda pour s'être emparé de la localité, et ont affirmé que cette action constituait une "grave violation" des accords de paix de Lusaka, signés en 1999.
Il a ensuite demandé le redéploiement de toutes les parties sur des positions défensives, en conformité avec les plans de désengagement prévus à Harare, signés en décembre 2000, et que la localité de Pweto, illégalement occupée, à environ 175 km vers l'ouest, sur le lac Mweru, soit libérée afin de permettre la démilitarisation de la région.
Le Conseil de sécurité a demandé aux autorités rwandaises "d'exercer leur influence" sur le RCD-Goma pour qu'il
respecte intégralement les dispositions de cette résolution.
Le président actuel du Conseil de sécurité, Ole Peter Kolby, de la Norvège, a indiqué que le Conseil voulait envoyer un message qu'il ne tolérerait pas d'actions unilatérales d'une partie à l'accord de cessez-le-feu, qui tente de "dérailler ce processus délicat qui se déroule actuellement", a rapporté l'agence de presse AP.
Des efforts de médiation tendant à redémarrer le dialogue intercongolais qui se tient à Sun City, en Afrique du Sud, se poursuivaient mardi, mais le gouvernement de la RDC semblait écarter l'idée de reprendre les concertations avant la fin de la semaine.
La délégation de Kinshasa a abandonné le dialogue le jeudi 14 mars, suspendant ainsi sa participation, afin de protester contre la saisie de la poche de Moliro par le RCD-Goma, avec l'appui présumé des troupes rwandaises.
Un porte-parole à Sun City a déclaré que le gouvernement attendait de voir les résultats de la réunion des chefs d'états signataires des accords de paix de Lusaka, prévue vendredi, avant de retourner à la table des négociations.
Un porte-parole du Mouvement de libération du Congo (MLC) rebelle, Olivier Kamitatu, a dit qu'il y a bon espoir pour que la rencontre de vendredi aboutisse à l'annonce du retrait des troupes étrangères de la RDC.
La Mission d'observation de l'ONU en RDC (connue sous son sigle français 'MONUC'), qui devait maintenir une présence permanente à Moliro, a confirmé mardi que les combats se poursuivaient à l'intérieur et autour de la localité.
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