La réunion devait s’ouvrir jeudi, mais a dû être reportée car les représentants du gouvernement du président Charles Taylor n’étaient pas encore arrivés. Une délégation de quinze membres, dirigée par le ministre de l’Agriculture, Rowland Massaquoi, est finalement arrivée.
Assistent également aux concertations, organisées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les ex-présidents Ruth Perry et Amos Sawyer, les chefs de file politiques, Ellen Johnson-Sirleaf et Gabriel Bacchus-Mathews, l’ex-chef rebelle, Alhaji Kromah, et des représentants de la société civile.
A l’ouverture des travaux, le président nigérian Olusegun Obasanjo a exhorté les groupes variés à s’employer à surmonter leurs différences dans l’intérêt du Liberia, déchiré par la guerre. « Votre présence ici confirme finalement qu’on ne peut plus permettre que la situation au Liberia continue », a déclaré M. Obasanjo.
« La situation exige la participation de tous. Aucun dirigeant politique, quelle que soit sa vision ou son ambition, ne peut le faire seul ».
Le Secrétaire exécutif de la CEDEAO, Mohammed Ibn Chambas, a déclaré qu’outre des décisions concernant les modalités pour la conférence proposée –provisoirement prévue en juillet - le mandat de la réunion inclut “l’élaboration d’un projet d’ordre du jour qui traitera en gros des questions de la sécurité et des élections”.
Au lieu de laisser leurs différences entraver le progrès, a indiqué M. Chambas, les Libériens devraient s’appliquer à atteindre l’unité dans la diversité. « Les enseignements tirés du passé devraient être utilisés pour bâtir le présent et l’avenir, et je vous exhorte à rejeter la tendance à se laisser prendre en otage par le passé, et de viser un terrain commun », a-t-il déclaré.
M. Taylor, dans un message lu par M. Massaquoi, a informé qu’il projetait de “demander de l’aide pour organiser des réunions similaires dans d’autres pays comme le Ghana, la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis, où résident de nombreux citoyens, afin qu’ils aient l’occasion de contribuer”.
Mais l’absence des rebelles du LURD, qui ont pris les armes contre le gouvernement de M. Taylor en l’an 2000, rend virtuellement impossible l’obtention du consensus nécessaire à un accord de paix avant la conférence de réconciliation nationale.
Des responsables proches de la CEDEAO ont indiqué que le groupe était invité et devait participer. Le porte-parole du LURD, Charles Bennie, a déclaré à IRIN dans le courant de la semaine qu’il avait reçu l’invitation tardivement mais qu’il essayerait d’être à Abuja. « Nous essayerons d’assister à la réunion », a-t-il annoncé. Pourtant, a-t-il ajouté: “il n’est pas question que nous allions à Monrovia pour cette réunion (de réconciliation) ”.
Les dirigeants régionaux considèrent que la paix au Liberia est vitale pour mettre la fin aux conflits qui ont déchiré les pays du fleuve Mano (Guinée, Liberia et Sierra Leone) depuis 1989, après que M. Taylor ait monté une insurrection qui a préparé la voie pour sa victoire aux élections en 1997.
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