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Report des pourparlers d'Abuja dans l'attente de l'arrivée de la délégation gouvernementale

Les pourparlers entre les groupes rivaux libériens, qui devaient s'ouvrir jeudi dans la capitale nigériane, Abuja, sont reportés d'un jour car la délégation gouvernementale tarde à arriver.

Adrienne Diop, porte-parole de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a déclaré que les concertations commenceront vendredi à 9 h du matin, après l'arrivée de la délégation.

Les pourparlers, qui se tiennent sous les auspices de la CEDEAO, visent à définir les modalités pour la tenue de la conférence de réconciliation nationale, qui doit avoir lieu dans le courant de cette année à Monrovia, la capitale libérienne.

"L'ouverture a été retardée car la délégation libérienne n'est pas encore ici; leur vol a été retardé", a expliqué jeudi à IRIN Adrienne Diop, porte-parole de la CEDEAO.

Elle a indiqué que les autres délégués représentant les partis politiques, les anciennes factions rebelles, les groupes de la société civile et les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD-anglais), rebelles, sont arrivés à Abuja. L'ouverture des assises, initialement prévue à 13h TU, a été repoussée à
17h TU, a ajouté la porte-parole.

La réunion, prévue pour trois jours, doit traiter entre autres de la composition, du nombre des participants et de la date de la prochaine conférence de réconciliation nationale.

"La réunion fait suite à l'appel des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, à l'occasion de leur sommet en décembre 2000 à Dakar, invitant le gouvernement libérien à lancer une politique de réconciliation nationale englobant toutes les sections de la société du pays", a rappelé le Secrétariat de la CEDEAO à Abuja.

Le président en exercice de la CEDEAO, Abdoulaye Wade, qui est aussi président du Sénégal, et le chef d'Etat du Nigéria, Olusegun Obasanjo, ont voulu organiser une conférence libérienne de paix sous l'égide de l'organisation régionale pour faire progresser la cause de la paix en Afrique de l'Ouest, souligne le communiqué.

Les dirigeants régionaux considèrent que la paix au Liberia est vitale si l'on veut mettre fin aux conflits dans les pays du fleuve Mano (Guinée, Liberia et Sierra Leone) qui ont menacé la stabilité de l'Afrique de l'Ouest pendant la décennie écoulée. Une insurrection déclenchée par M. Taylor en 1989 a pris fin en 1997 après qu'une paix négociée par la CEDEAO ait abouti à des élections qu'il a remportées.

En 1991, les germes du conflit au Liberia se sont propagés chez son voisin, la Sierra Leone, ce qui a abouti à dix années de guerre civile brutale entre les gouvernements successifs et les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF). La fin de la guerre a été officiellement déclarée en janvier 2002, et un processus de paix contrôlé et appuyé par les Nations Unies est actuellement en cours dans le pays.

En Guinée, les autorités ont accusé le Liberia de soutenir des rebelles qui ont mené des incursions transfrontières en vue de renverser le gouvernement de Lansana Conté. De son côté, le Liberia a accusé la Guinée d'appuyer ses rebelles.

L'année dernière, l'ONU a imposé une interdiction de voyage aux hauts dignitaires Libériens et a reconfirmé contre le gouvernement du Liberia un embargo existant sur les armes, à l'issue d'accusations stipulant qu'il fournissait des armes au RUF contre des diamants provenant du territoire contrôlé par les rebelles. M. Taylor proclame que les sanctions ont entravé l'aptitude du Liberia à se défendre contre les insurgés.

En février, MM.Taylor, Conté et Ahmad Tejan Kabbah, de la Sierra Leone, sont convenus, à l'issue d'un sommet au Maroc, de tenter de rétablir la paix dans leurs pays.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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