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La lutte contre le trafic illégal de diamants est une "affaire de vie et de mort"

L'Assemblée générale des Nations Unies a plaidé en faveur de l'élaboration définitive d'un système international de certification pour les diamants bruts afin de réduire le trafic de diamants utilisé pour financer les conflits armés.

Se référant au "Processus de Kimberley" (KP), un communiqué publié mercredi par l'Assemblée a appelé à "une mise en vigueur complète des mesures existantes pour lutter contre le trafic illégal des diamants bruts qui contribue à alimenter la guerre".

Le KP a été mis en place en 2000 à l'instigation des pays producteurs de diamants d'Afrique australe. Il vise à endiguer le flot de diamants bruts dont se servent les rebelles pour financer leur lutte contre des gouvernements légitimes; à protéger l'industrie légitime des diamants, dont beaucoup de pays dépendent pour leur développement socio-économique; et à créer et mettre en vigueur un système international de certification des diamants bruts, basé sur des systèmes nationaux de certification et des normes acceptées à l'échelle internationale.

Selon le communiqué, un représentant du Botswana, également co-président du KP, a indiqué que le problème des diamants de la guerre avait terni l'image de l'Afrique et faussé la perception du public par rapport à une ressource vitale pour le développement des pays producteurs de diamants.

Pour les pays dont l'économie et la structure de gouvernance démocratique dépendent des gains de l'exploitation et du traitement des diamants, il a souligné que la "réussite du KP est une affaire de vie ou de mort", de même que pour les pays victimes des activités meurtrières des rebelles et de leur commerce illégal de diamants. L'Assemblée générale a indiqué que les participants au processus avaient la ferme intention d'appliquer le système international de certification avant la fin de 2002.

Par ailleurs, l'organisation non gouvernementale Fatal Transactions a qualifié le KP de "processus de surveillance inefficace".

"Nous sommes tous très occupés à débattre de cette question prioritaire sur la scène internationale", mais il en ressort que très peu de mesures concrètes, a indiqué à IRIN Judith Sargentini, coordinatrice internationale de Fatal Transactions. "Nous n'avons, pour l'heure, aucun système de contrôle, aucun secrétariat, et aucun accord sur les statistiques," a-t-elle poursuivi. "On a beaucoup parlé, mais très peu de principes ont été mis en pratique."



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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