du Sud, semblaient sur le point de parvenir à un compromis lundi soir sur le problème de la représentation de l'opposition non armée - la question qui paralyse les pourparlers depuis son ouverture la semaine dernière.
La délégation du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a proposé la participation de 70 délégués de l'opposition qui ont eté
accrédités par les médiateurs du dialogue. De son côté, un groupe principal de 15 partis de l'opposition non contestée qui avaient auparavant rejeté la participation de 20 émissaires supplémentaires dans leur groupe, a décidé d'en accepter une dizaine d'entre eux et de donner aux 10 autres personnes le " statut spécial " d'observateurs. Ainsi, les deux groupes sont favorables à un élargissement de la délégation, passant de 55 à 70 émissaires.
Les partis de l'opposition avaient initialement rejeté ces nouveaux
délégués, les accusant d'être trop proches du gouvernement du président
Joseph Kabila.
Il reste cependant à savoir si les autres groupes présents au dialogue - les deux groupes rebelles, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) et le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ainsi que le groupe de la société civile - accepteront ce compromis.
Dimanche, le secrétaire général du RCD, Azarias Ruberwa, a indiqué que le
groupe de l'opposition non armée ne devait pas dépasser le chiffre de 55
délégués.
Les négociations entamées sur le nombre de représentants de l'opposition
devaient se poursuivre mardi à l'issue desquelles les groupes principaux
allaient faire une série de déclarations. Les 15 partis de l'opposition ont attribué l'impasse actuelle du dialogue à la " mauvaise gestion du facilitateur du dialogue [Ketumile Masire] et son équipe ".
Quant à la délégation du gouvernement, elle attribue ce mauvais départ au
MLC qui a boycotté le dialogue et à " l'ingérence abusive du RCD et du MLC
".
Lundi, les délégués du groupe de la société civile ont organisé une
manifestation annonçant un mouvement de grève de la faim qu'ils poursuivront
jusqu'à la reprise des pourparlers. Sur les 70 délégués de la société
civile, 35 ont participé à la manifestation, et la plupart d'entre eux semblaient être favorables à la suggestion de faire participer les 20
délégués supplémentaires, a indiqué un rédacteur d'IRIN.
" Le peuple de la République démocratique du Congo espère que cette
rencontre mettra un terme à leur misère, " a indiqué un porte-parole du
groupe de la société civile, Chérubin Okende. " Nous sommes ici depuis huit
jours, et tout ce qu'ont fait les politiciens jusqu'à présent, c'est manger,boire et se divertir. Ils passent du temps au casino et en fin de semaine,partent pour Johannesburg, Pretoria et Le Cap. "
" Ils peuvent s'attendre a des représailles de la part des Congolais s'ils rentrent sans solution, " a-t-il ajouté.
Les chefs religieux du dialogue ont tenu lundi une séance plénière, pendant
laquelle le cardinal Frédéric Etsou a préconisé la participation de tous
comme solution à l'impasse dans laquelle se trouve le dialogue. " Vous ne pouvez pas vous laver le visage avec un doigt, vous avez besoin de tous vos doigts, " a-t-il dit, " et nous avons besoin de tous nos doigts pour reconstruire notre pays. "
Au problème de l'impasse vient s'ajouter celui des émissaires invités au dialogue mais dans l'impossibilité de se rendre à Sun City. Ainsi, Firmin
Yangambi, l'un des émissaires désignés pour représenter la société civile à
Kisangani, à l'est de la RDC, a indiqué à IRIN qu'il était resté à Kinshasa, faute d'avoir pu obtenir un visa pour Sun City.
Le RCD, qui contrôle la majeure partie de l'est de la RDC, avait confisqué
son passeport en janvier, ce qui l'a empêché de partir pour l'Afrique du Sud
avec les autres membres de sa délégation, a-t-il indiqué. Son passeport lui a été rendu le 25 février, le jour de l'ouverture du dialogue. Il attend maintenant son visa à Kinshasa. Il espérait pouvoir rejoindre les pourparlers en fin de semaine, a-t-il fait savoir, presque deux semaines après leur ouverture.
Retardé de façon délibérée et commençant à manquer d'argent, il a déclaré mardi à IRIN : " J'en ai marre de tout ceci. Je suis complètement abandonné et je commence à penser que je ferais mieux de rentrer à Kisangani. "
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