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Le Conseil de sécurité de l'ONU sollicite une enquête sur le respect des sanctions

Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité mercredi en faveur du rétablissement d'un Groupe d'experts pour enquêter sur le respect par le Liberia d'une demande antérieure du Conseil invitant Monrovia à cesser son appui aux dissidents sierra léonais, a rapporté 'Les Nouvelles de l'ONU'.

Les quinze membres du Conseil ont prié le Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, de choisir une équipe de cinq membres pour mener l'enquête, a ajouté 'Les Nouvelles de l'ONU'. L'équipe, qui doit soumettre son rapport le 8 avril, effectuera également des missions dans les pays limitrophes du Liberia et « procédera à une brève vérification » du respect par le gouvernement libérien de la résolution du Conseil adoptée à ce sujet en 2001. Cette résolution demandait à Monrovia de cesser tout appui financier et militaire au Front révolutionnaire uni (RUF), d'expulser ses rebelles du Liberia, et de mettre fin à leurs activités dans ce pays.

En vertu de la même résolution, le Conseil a imposé un embargo sur les armes contre le Liberia, a restreint ses ventes de diamants et a interdit le déplacement à l'étranger de ses principaux dignitaires, « sauf pour des raisons d'ordre humanitaire ».

Le Liberia a déclaré récemment que ces sanctions n'avaient plus lieu d'être, après la fin de la guerre entre le RUF et le gouvernement sierra léonais, et a demandé à l'ONU la levée les sanctions. Monrovia a en outre déclaré que les sanctions ont limité son aptitude à vaincre les dissidents - les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie - qui tentent de renverser le gouvernement du président Charles Taylor.

La Guinée, la Sierra Leone, d'une part, et le Liberia, d'autre part, se sont accusés l'un l'autre de soutenir les dissidents hostiles à leur gouvernement respectif opérant depuis leurs territoires. Toutefois, un premier signe de dégel des relations réside dans la rencontre mercredi entre les présidents des trois pays à l'occasion d'un sommet de réconciliation organisé par le roi Mohammed VI du Maroc.

Ils sont convenus d'améliorer la sécurité aux frontières, de rapatrier leurs réfugiés, de fournir de l'aide aux personnes déplacées à l'intérieur et de réactiver l'administration de leur bloc économique commun: l'Union du fleuve Mano.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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