provenance de la Tanzanie et de la République démocratique du Congo (RDC),
contribuant à maintenir une situation sécuritaire instable, selon des
sources humanitaires dans la capitale, Bujumbura.
Des incursions rebelles ont été signalées aux frontières communes des
provinces de Bubanza, à Bujumbura Rural, Makamba, Rutana, Ruyigi et Cankuzo du 8 au 15 janvier. Fin janvier, des escarmouches ont eu lieu entre les forces de l'ordre du gouvernement burundais et un groupe armé (en provenance de la RDC) à 15 km de Bujumbura, faisant plusieurs morts dont des civils.
Dans les provinces de Bubanza et de Cibitoke et à Bujumbura Rural, notamment dans les régions proches des forêts de Tenga et de Kibira, des mouvements de groupes armés ont été observés pendant tout le mois de janvier, ont déclaré à IRIN des sources burundaises.
En conséquence, les embuscades ont été plus nombreuses, notamment sur les
routes nationales RN5 et RN9. Ainsi, sur la RN5, dans la municipalité de
Cibitoke, six embuscades ont été enregistrées au cours des trois dernières semaines de janvier, se soldant par un bilan de six décès et 10 blessés.
Afin d'expulser les rebelles des Forces nationales pour la libération (FNL) des forêts de Tenga et de Kibira, l'armée du gouvernement burundais a utilisé une artillerie lourde avant de recourir à des bulldozers pour détruire toutes les structures de combat des rebelles, selon des sources sûres.
Ces opérations militaires ont causé d'importants déplacements temporaires de la population de Bujumbura Rural et Bujumbura Mairie. En guise de réponse,
l'armée a distribué des armes à feu aux populations vivant dans les environs de Bujumbura, apprenait-on de mêmes sources.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions