L'attaque qui s'est produite mercredi serait le fait des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD-anglais). La BBC a informé que les assaillants n'ont pas été identifiés. Les responsables du gouvernement libérien n'ont pu être contactés pour commenter l'attaque contre la localité, située à 60 km au nord de la capitale, Monrovia.
L'activité rebelle, antérieurement limitée au nord du pays, est arrivée à 47 km de Monrovia récemment lorsque des combattants du LURD ont été signalés à Klay Town. Le gouvernement a indiqué qu'il a repoussé les dissidents à plus 96 km au nord de Monrovia.
Le président Charles Taylor a décrété l'état d'urgence le 8 février. Jeudi, il a accusé la communauté internationale de faire partie d'une « conspiration du silence », et l'a priée d'aider à mettre fin à la rébellion qui a débuté il y a deux ans, a rapporté Associated Press.
Depuis la proclamation de l'état d'urgence, le gouvernement a annoncé que les Libériens doivent maintenant obtenir des visas de sortie pour quitter le pays. Un diplomate en poste à Monrovia a indiqué vendredi à IRIN que les Libériens sollicitant un visa ont formé de longues queues d'attente devant le Département de l'immigration. Le diplomate a ajouté que le gouvernement a fortement insisté sur la nécessité d'un visa pour dissuader les officiels du gouvernement de « faire partir leurs amis et parents » à cause de l'état d'urgence. « C'est la raison officielle qu'ils avancent », a commenté le diplomate.
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