"Nous avons reçu des informations signalant que 100 enfants ont été arrêtés mais nous ne disposons pas des chiffres exacts à cet égard », a déclaré mercredi à IRIN une source humanitaire.
Radio France International (RFI) a rapporté que la police a interpellé 200 jeunes "afin de prévenir une infiltration terroriste » des forces antigouvernementales dans la capitale.
La semaine dernière, des informations faisant état d'affrontements entre les forces gouvernementales et les dissidents à Klay Junction, à environ 47 km au nord de Monrovia, ont conduit à l'exode de milliers de personnes déplacées à l'intérieur et des villageois de la région. Le président libérien, Charles Taylor, a proclamé l'état d'urgence vendredi. Cependant, un responsible de l'agence humanitaire Action contre la faim au Liberia, Jérôme Fournier, a déclaré à Radio France Internationale mardi que les autorités n'ont fourni aucune précision sur la manière dont l'état d'urgence sera appliqué. Il a indiqué qu'aucun couvre-feu n'a été officiellement décrété, bien que des barrages militaires aient été érigés au crépuscule dans certains quartiers de la ville.
Amnesty International a affirmé lundi que l'état d'urgence était « utilisé comme une justification de la part des forces de l'ordre pour abuser du pouvoir et pour commettre des violations des droits de l'homme contre la population civile ». Elle a ajouté que dimanche, 29 jeunes hommes et garçons « auraient été enlevés des églises de Monrovia et « emmenés de force » dans un champ à proximité du marché Duala. « il leur a été dit qu'ils devaient combattre dans les rangs de l'armée et ont été forcés à s'asseoir avec leurs chemises attachées les unes aux autres pendant plusieurs heures », a rapporté Amnesty.
Les autorités libériennes n'ont pu être contactées pour commenter le rapport d'Amnesty, disponible à l'adresse http://web.amnesty.org/web/news.nsf/thisweek?openview.
Associated Press a rapporté que la police a commencé des rafles dans plusieurs quartiers de Monrovia lundi à la recherche de rebelles. L'agence de presse a cité le chef de la police, Paul Mulbah selon lequel 55 personnes ont été remises en liberté mardi, après avoir été établi qu'elles n'ont aucune association avec les rebelles.
L'instabilité récente a forcé des milliers de personnes - des déplacés libériens et des réfugiés sierra léonais - à fuir, et a abouti à des appels séparés du Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, et de son homologue de l'Organisation de l'unit- africaine (OUA), Amara Essy pour faire cesser les combats.
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