Jeudi, des tirs ont été entendus à Klay Junction, un carrefour situé à une cinquantaine de km au nord de la capitale, et des personnes déplacées à l'intérieur ont fui la région, a déclaré vendredi à IRIN le chef de la délégation de Médecins sans Frontières-France à Monrovia, Giuseppe Scollo. "Nous n'avons plus accès à la région", a-t-il ajouté.
Les déplacés à l'interieur s'étaient rendus à Klay, dans le sud, à la suite d'une attaque rebelle il y a une quinzaine de jours près d'un camp temporaire de déplacés à Sawmill, à une centaine de km au nord de Monrovia. M. Scollo a indiqué qu'il y avait quelque 10 000 déplacés à Klay il y a quelques jours, mais "nous n' avons aucune idée de combien ils sont maintenant", a-t-il ajouté.
M. Goodridge a proclamé vendredi que les "dissidents avaient bénéficié d'un abri et d'une quantité illimitée d'armes en Guinée". M. Taylor a souvent accusé le gouvernement guinéen d'héberger des dissidents sur son territoire, une accusation récusée par Conakry.
Le ministre de la Défense, Daniel Chea, a déclaré récemment à des journalistes que les forces gouvernementales ont du mal à vaincre les rebelles à cause d'un embargo international sur les ventes d'armes au Liberia, d'après des informations publiées par les médias. Il aurait averti que si l'embargo n'était pas levé, les rebelles pourraient vaincre l'armée en l'espace d'un mois.
Les médias ont indiqué vendredi que plusieurs personnes tentaient de quitter Monrovia. M. Goodridge a toutefois confirmé que le parlement operait normalement, tandis que M. Scollo a soutenu que la vie se déroulait comme a l'accoutumé dans la ville.
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