Mamadou Dia, directeur des opérations à Abidjan, a indiqué lors d'une conférence de presse dans la capitale commerciale que les arriérés ont été payés via un pont financier impliquant la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest et la Banque des règlements internationaux (BRI) basée en Suisse. Le règlement de la dette va permettre une reprise totale des décaissements pour tous les portefeuilles de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire d'une somme totale non encore déboursée de 200 milliards de francs CFA (environ 270 millions de dollars) », a précisé M. Dia. Elle permettra aussi au gouvernement ivoirien de bénéficier de nouveaux prêts et crédits, de rendre le pays éligible pour l'initiative en faveur des pays pauvres les plus lourdement endettés, et de mettre en oeuvre un programme multisectoriel pour le VIH/Sida.
La Banque mondiale a cessé de financer la Côte d'Ivoire en octobre 2000, lorsque le gouvernement militaire de l'époque n'a pas payé les arriérés pendant plus de 60 jours.
L'annonce faite vendredi est la dernière indication de l'amélioration des relations entre le pays et ses créanciers internationaux, dont beaucoup ont restreint leurs liens avec Abidjan durant les dernières années.
Le gel de l'aide, entré en vigueur en 1998 lorsque l'Union européenne a suspendu ses déboursements à la suite du détournement de quelque 18 milliards de francs CFA (243 millions de dollars), a été renforcé au lendemain du coup d'état de décembre 1999. Les analystes s'accordent à dire que les efforts de réformes sociopolitiques et macroéconomiques, initiés par le gouvernement actuel, sont récompensés. L'Union européenne doit reprendre son entière coopération vers la fin du trimestre en cours.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions