rencontre entre le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces
pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) et les mouvements rebelles des
Forces nationales de libération (FNL) opposés au gouvernement burundais, a
annoncé la radio tanzanienne en fin de semaine.
Selon le bulletin radio, le président tanzanien, Benjamin Mkapa, a également
donné son accord à la proposition du vice-président sud-africain Jacob Zuma
d'accorder aux deux groupes rebelles une dernière chance avant que les
leaders de la région des Grands Lacs ne se rencontrent pour trouver les
moyens de mettre en place l'accord de paix d'Arusha.
M. Zuma a reconnu sur les ondes de la station que ses discussions avec les
deux groupes n'ont pas été très positives car les " rebelles ne se montrent favorables ni au cessez-le-feu ni à des consultations avec le gouvernement actuel ". M. Zuma a proposé la possibilité d'accorder aux deux mouvements une certaine période de temps et une dernière chance pour mettre en application le cessez-le-feu et déposer leurs armes. M. Zuma se trouvait en Tanzanie samedi après une visite de deux jours au Burundi.
Le Directeur général adjoint du cabinet des affaires étrangères
sud-africain, Welile Nhlapo, cité par le journal sud-africain " Sunday Times
", a indiqué que le but de la visite de M. Zuma était d'établir un
rapprochement entre le gouvernement et les insurgés, ajoutant qu'il n'y
avait pour l'instant aucune communication entre les deux parties. " Les médiateurs sud-africains ont entretenu un contact régulier avec les rebelles
hutus pour les tenir informés de l'évolution de la situation dans le
processus de paix et pour dissiper leurs doutes à l'égard du gouvernement, " a-t-il précisé.
Il a par ailleurs ajouté que des négociations ont été entamées pour tenter de créer une nouvelle armée burundaise qui incorporerait les rebelles. "Tous les protagonistes restent optimistes et pensent que la rencontre de Pretoria permettra de résoudre les derniers problèmes du processus de paix, " a indiqué M. Nhlapo. La rencontre de Pretoria - réunissant les rebelles et
le gouvernement - doit se tenir du 31 janvier au 2 février 2002.
" Les médiateurs tentent d'identifier les terrains d'entente afin que la
réunion porte uniquement sur les questions litigieuses, " a précisé M.
Nhlapo.
Il est également prévu, a-t-il révélé, que des membres de la Force de
défense nationale sud-africaine, forment une force spéciale burundaise pour assurer la protection des Burundais rentrés d'exil.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions