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Plus de 45 000 ex-combattants rendent leurs armes

Le désarmement des ex-combattants dans le cadre du programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) du gouvernement de la Sierra Leone s'est formellement achevé, a confirmé ce lundi à IRIN la porte-parole de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), Margaret Novicki. La démobilisation continue quant à elle, a-t-elle informé.

Selon Mme Novicki, 45 449 ex-combattants ont rendu leurs armes aux autorités entre le 18 mai 2001 et le 6 janvier 2002. La collecte des armes qui n'est pas couverte par le DDR se poursuit dans le contexte d'un programme communautaire de récupération des armes, a-t-elle encore précisé.

Le CAC, également mis en place par le gouvernement mais coordonné par la police, en collaboration avec la MINUSIL, continue ses efforts en vue d' «éliminer » les armes meurtrières tels que des fusils, district après district, a-t-elle indiqué. Jusqu'à présent, 646 armes et 23 525 pièces de munitions ont été collectées.

Le nombre important d'ex-combattants qui se sont présentés pour désarmer a conduit à une certaine congestion et à des problèmes d'ordre logistique durant le processus de démobilisation, a expliqué Mme Novicki. Le résultat en est que l'enregistrement des ex-combattants est toujours en cours dans les centres de réception.

Dans un incident associé au processus, six Casques bleus zambiens de l'ONU à Tongo Field, dans l'est de la Sierra Leone, ont été tués samedi et douze autres blessés lors de l'explosion d'un projectile de mortier. L'accident est survenu lorsque les projectiles de mortier, rendus durant l'opération de désarmement en début de journée, étaient transportés vers un centre de stockage des armes. Les Casques bleus blessés sont soignés à l'hôpital Choithram de la capitale, Freetown, a rapporté la MINUSIL.

D'autre part, une équipe d'experts juridiques de l'ONU, envoyée en Sierra Leone afin d'organiser l'établissement d'un tribunal chargé de juger les crimes de guerre, devait rencontrer lundi le procureur de la République, Solomon Berewa, a annoncé Mme Novicki. Le Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, a autorisé la semaine dernière la création d'un tribunal spécial pour juger les personnes présumées responsables d'atteintes aux droits de l'homme durant les dix années de guerre civile.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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