Dix-sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées durant l’attaque, attribuée à des miliciens Haousa-Fulanis musulmans,ont déclaré à IRIN des officiels de l’Etat. La plupart des personnes ayant trouvé refuge dans la caserne de Rukuba sont des Haousa-Fulanis qui craignent des attaques de représailles, a souligné la police.
Le gouverneur du Plateau, Joshua Dariye, a précisé que la milice a attaqué le vilage de Dagwom Turu, dans le district de Vwang, en guise d’"attaque de représailles” pour les pertes humaines subies par les musulmans durant les violentes confrontations avec des chrétiens locaux en septembre 2001. Des habitants ont signalé que plus de 40 miliciens, portant des armes, des épées, des arcs et des flèches, sont arrivés au village en autocar.
"A part ceux que j’ai pu identifier comme des Haousa-Fulanis, certains d’entre eux avaient l’allure d’étrangers du Tchad et du Niger”, a affirmé à IRIN Simon Jang, un habitant du village. Des soldats de la caserne ont ensuite riposté contre les miliciens, tuant huit d’entre eux.
Près de 500 personnes sont mortes en septembre des violences entre chrétiens et musulmans à Jos. Il s’agissait de l’un des nombreux incidents de violence sectaire qui ont secoué le Nigeria au cours des deux années écoulées, durant le processus d’adoption du code islamique par plusieurs Etats du nord à majorité musulmane.
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