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Avertissement du président aux conspirateurs potentiels

Le président Kumba Yala de la Guinée-Bissau a averti mercredi « tous les conspirateurs potentiels »lors de la cérémonie d'entrée en fonction de Almara Nhasse, le nouveau premier ministre du pays. M. Nhasse remplace Faustino Imbali, qui a été chef de gouvernement pendant neuf mois environ jusqu'à son limogeage par M.Yala vendredi. Le prédécesseur de M. Imbali avait duré une année.

Tout politicien qui se réunirait avec des soldats dans leurs casernes sera exécuté, aurait prévenu M. Yala, cité par les médias, notamment LUSA, Diario de Noticias, un journal portugais et RDP (une radio portugaise).
Il a poursuivi qu'il mettait en garde en particulier « les politiciens frustrés » qui « tentent d'accéder au pouvoir par tous les moyens ». Selon RDP qui le cite, il est également au courant de toutes « les manœuvres et les complots qui sont préparés au sein des partis politiques ».

Les mises en garde interviennent juste une semaine après l'annonce par le gouvernement, le 3 décembre, d'une tentative de coup d'état. M. Nhasse, alors ministre de l'intérieur, a informé le parlement sur le coup de force avorté, mais certains membres de l'organe législatif, dominé par les partis de l'opposition, ont exigé des preuves du gouvernement à cet égard.

Beaucoup d'ex-officiers militaires et paramilitaires ont été détenus en rapport avec la tentative de coup de d'état, notamment ses « dirigeants », l'ex-chef d'état major adjoint, Almane Alam Camara, et l'ex-chef de la marine de guerre, Mohamed Lamine Sanha.

Amnesty International a exprimé mardi son inquiétude au sujet des détentions. "Pour l'instant, il y a peu d'informations précises sur le coup d'état présumé et apparemment, les autorités n'ont pas encore fourni de preuves pour appuyer leur accusation, comme elles n'ont pas diffusé d'information sur le nombre des personnes détenues, leurs noms et leurs lieux de détention », a-t-elle signalé.

Elle a invité les autorités « à garantir que les droits de l'homme de tous les détenus sont respectés » et a exigé que « les personnes détenus au lendemain de la tentative de coup de force doivent être libérées immédiatement et d'une façon inconditionnelle à moins qu'elles soient inculpées rapidement d'un délit reconnu, et qu'elles soient jugées en conformité avec les normes internationales d'un procès juste ».

Elle a aussi rappelé que MM. Camara et Sanha sont parmi "au moins 200 officiers militaires et paramilitaires… et 10 dirigeants civils de partis politiques opposants (qui) ont été arrêtés à la suite de la tentative de coup d'état présumé » en novembre 2000, dont le chef présumé, le brigadier Ansumane Mané, "a été ensuite tué dans des circonstances non élucidées ».

"Les civils ont été relâchés sous caution, sans chef d'accusation à leur encontre », a noté Amnesty. Elle a cependant ajouté que des « restrictions leurs sont appliquées, notamment celle de ne pas quitter le pays et d'avoir à se présenter régulièrement à la police ou au tribunal.

"Les officiers militaires sont restés en prison pendant près de sept mois, dans des conditions caractérisées par un traitement cruel et inhumain. Beaucoup ont contracté des maladies qui menacent leur vie en détention, tandis que la santé d'autres - qui souffrent déjà de maladies chroniques - s'est détériorée. Ils ont été libérés sous caution en mai et juin 2000. Ils n'ont pas été inculpés. Cependant, ils doivent encore se présenter chaque jour aux autorités ».


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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