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Ouverture d'une conférence appuyée par l'ONU sur une région pétrolière agitée

Une conférence de trois jours pour discuter des initiatives de développement dans la région du Delta du fleuve Niger, appauvrie bien qu'étant productrice de pétrole, a débuté ce lundi à Port-Harcourt, une ville du sud-est.

Organisée par la Commission de développement du Delta du fleuve Niger (NDDC-anglais), avec l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la conférence devra arriver à un consensus sur les stratégies susceptibles de réaliser un développement rapide et durable dans la région, négligée depuis des décennies par les gouvernements nigérians successifs.

Le président Olusegun Obasanjo, qui a ouvert la conférence, l'a décrite comme "la première d'une série d'activités planifiées et de consultations visant à élaborer une vision et un plan d'action cohérents « pour le développement de la région ».

Les 70 000 km carrés du Delta du fleuve Niger, où ce fleuve se divise en rivières et en criques avant de se jeter dans l'Océan atlantique, produit plus de 90 pour cent du pétrole brut du Nigeria, le pilier de l'économie du Nigeria. Or, malgré la richesse énorme produite par la région, ses habitants en ont tiré très peu de profit. Par contre, ses communautés qui vivent de l'agriculture et de la pêche, doivent aussi faire face à la pollution, à la dégradation de l'environnement et à des pertes humaines.

Durant la décennie écoulée, la région a aussi souffert d'agitation intercommunautaire car les jeunes militants perturbent fréquemment les opérations des compagnies pétrochimiques multinationales, pour réclamer un accès accru à la richesse de la région, ou ont des accrochages sanglants avec d'autres communautés qui les concurrencent pour de maigres bénéfices qui s'amenuisent.

A la suite de son élection en 1999, M. Obasanjo a répondu à la situation dans le Delta du fleuve du Niger en établissant la NDDC afin de coordonner les efforts de développement dans la région. Il a aussi sollicité l'assistance du PNUD pour formuler un plan de développement pour la région.

Abdullai Jammeh, secrétaire général adjoint du bureau régional du PNUD a relevé que les choix antérieurs effectués dans la région ont mené à un échec. C'est ainsi qu'a été créé un paradoxe de pauvreté en pleine abondance, a-t-il noté.

"Il faudrait une preuve concrète de la prestation du service pour compenser les années où rien n'a été fait en faveur du développement".



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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