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Le gouvernement exclue des négociations directes entre l'armée et les rebelles

Le gouvernement du Burundi a rejeté mardi une demande des rebelles en vue de négociations directes avec l'armée, arguant qu'il s'agissait d'une intrigue pour éviter d'aller à la table des négociations.

"Seul le gouvernement peut négocier pour lui-même et au nom du peuple. L'armée est une institution gouvernementale », a souligné sur Radio Bonesha Luc Rukingama, ministre chargé de la réconciliation.

Le porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema l'a réitéré mardi, en indiquant à IRIN que le devoir de l'armée était de défendre la nation et pas de se mêler de la politique. Les deux mouvements rebelles (le Conseil national pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie et les Forces nationales de libération) ont annoncé qu'ils voulaient des négociations directes avec l'armée car celle-ci reste le véritable garde-fou du pouvoir dans le pays, ont rapporté les organes de presse. Les rebelles ont formulé leur demande en dépit de l'entrée en fonction du gouvernement de transition basé sur un partage du pouvoir presque égal entre les Hutus et les Tutsis.

D'autre part, l'agence de presse du Burundi a rapporté lundi que des « gardiens de la paix » ont tué trois miliciens de l'Interahamwe dans la province de Cibitoke, au nord-ouest, et ont saisi 10 armes. L'Interahamwe est une milice hutue rwandaise qui s'était battue aux côtés de l'ancienne armée rwandaise vaincue, l'ex-FAR, dans le génocide du Rwanda en 1994 contre les Tutsis et les Hutus politiquement modérés.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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