Mali est « inquiétant”, ont affirmé à IRIN vendredi des sources diplomatiques.
La critique des réformes proposées a émané du colletif des onze partis d’opposition et du syndicat indépendante du système judiciaire, qui ont décrit les réformes comme inconstitutionnelles. M. Konaré a affirmé que son decision a été prise en faveur de la démocratie, car le vote du référendum « nécessite le soutien du peuple », a ajouté mercredi la BBC.
Les diplomates ont cependant annoncé à IRIN, que M. Konaré s’est trouvé « pris dans son propre jeu » avec des divisions à l’intérieur de son parti au pouvoir, une opposition aussi divisée et une performance
économique qui a reçu ces dernières années beaucoup de soutien des pays donateurs, mais n’a pas fait «beaucoup » plus.
Le référendum, a affirmé la BBC, aurait donné au président l’immunité constitutionnelle contre des poursuites judiciaires. Si les Maliens avaient voté en faveur des réformes, ils auraient remis au président le
contrôle total du corps législatif suprême du pays, les tribunaux constitutionnels.
Mardi, les partis d’opposition ont appelé à une conférence de presse dans laquelle ils ont dénoncé que les propositions qu’ils ont aidées à rédiger et que le parlement a accepté en 1999, avaient été modifiées par M. Konaré. Mais M. Konaré, dont l’actuel et dernier mandat expire l’année prochaine, a rejeté les accusations selon lesquelles il avait agi unilatéralement et arbitrairement dans une déclaration perçue aussi comme le reflet de l’intensification des tensions à l’intérieur de son propre parti au pouvoir.
Mais un diplomate à Bamako a demandé à IRIN: «Pourquoi chercheriez-vous l’immunité si vous dirigez vos affaires de la bonne manière? Son geste était toutefois un bon signe de démocratie. Le Mali sert de bon test pour voir si les propositions démocratiques par les pays occidentaux fonctionnent pour l'Afrique ».
Salué pour sa démocratie par le monde occidental, le pays jouit de bonnes lettres de créances parmi la communauté des donateurs.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions