Les éclaircissements du MFDC interviennent après des informations dans la presse sénégalaise stipulant que M. Biagui et le président honoraire du groupe, l'abbé Augustin Diamacoune, dirigeaient l'organisation.
M. Biagui, qui a été élu secrétaire général à la dernière convention du MFDC, en remplacement de Diamacoune,
a démissionné de son poste le 5 novembre. Le 6 novembre, Sidy Badji fut choisi comme secrétaire général du groupe par intérim.
(SG).
Un communiqué du MFDC mardi a indiqué que Diacamoune, actuellement président honoraire, avait à nouveau nommé le 8 novembre M. Biagui au poste qu'il venait de libérer. Une semaine plus tard, M. Biagui a créé un nouveau bureau exécutif.
"Jean-Marie Francois Biagui est démissionaire à compter du 5 novembre 2001 et ses actes sont sans effet pour le Mouvement", est-il affirmé dans le communiqué. Le communiqué insiste que «L'abbé Diamacoune Senghor n'a plus de pouvoir de décision et n'est soutenu par aucune structure du Mouvement".
Deux journaux, le Soleil et Sud Quotidien, ont informé lundi que le groupe était à présent dirigé par Biagui et par Diamacoune, en ajoutant que M. Badji, le secrétaire général actuel s'était proclamé le chef. Ils ont aussi rapporté que le porte-parole du mouvement, Alexandre Djiba, et d'autres ont été exclus du groupe, une allégation démentie par M. Djiba.
Le MFDC accuse Diamacoune, aidé par les autorités gouvernementales, de fomenter cette dernière crise. Il a démenti ce que les journaux ont appelé « une lutte pour le leadership », en ajoutant que c'est une crise artificielle créée par ceux qui veulent le déstabiliser.
Le MFDC, une organisation armée, se bat depuis 1982 pour l'indépendance de la région de la Casamance, virtuellement coupée du reste du pays par la Gambie. Des négociations de paix entre le MFDC et le gouvernement ont été reportées à maintes reprises pour de nombreuses raisons, notamment les combats continus entre le groupe et les troupes gouvernementales, et le désaccord concernant le lieu des négociations et le choix des facilitateurs.
Le groupe armé a fait savoir mardi qu'il est prêt pour les négociations de paix en « territoire neutre ».
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